Fabien Roussel, ripolineur du PCF
Fabien Roussel, ripolineur du PCF
Fabien Roussel, ripolineur du PCF ©Getty - Sylvain Lefevre
Fabien Roussel, ripolineur du PCF ©Getty - Sylvain Lefevre
Fabien Roussel, ripolineur du PCF ©Getty - Sylvain Lefevre
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Résumé

Nous achevons notre revue des troupes électorales, avec deux candidats que tout oppose…

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Ils ne partiront probablement pas en vacances ensemble, mais Fabien Roussel et Eric Zemmour, sont, pour des raisons très différentes, les deux révélations de cette campagne.  C’est d’ailleurs peut-être leur seul point commun, tant ils semblent opposés sur à peu près tout. Roussel porte un vieux parti à bout de bras, quand Zemmour essaie de créer un nouveau mouvement politique. L’un tente de se faire passer pour un épicurien optimiste quand le second mise plutôt sur l’austérité morale. Et finalement… Le premier a doublé ses intentions de vote, quand le second les a quasiment divisées par deux.

Fabien Roussel est donné huitième sur douze candidats… Vous pensez vraiment qu’on peut dire que c’est une campagne réussie ?

C’est peut-être parce que personne n’attendait rien de Fabien Roussel qu’il a pu s’autoriser une certaine liberté dans cette campagne longtemps considérée comme perdue pour la gauche. Il a, pourrait-on dire, ripoliné le Parti Communiste.

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Sa candidature lui aura au moins servi à deux choses : faire perdurer le PC qui ne veut pas disparaître et montrer qu’il existe à gauche des différences politiques suffisamment importantes pour justifier des candidatures distinctes.

Un candidat laïque et carnivore, il en fallait de l’audace pour défendre un tel programme à gauche. Sans doute sera-t-il reproché dimanche soir à Fabien Roussel d’avoir empêché son propre camp d’accéder au second tour de la présidentielle. Il devrait cependant se réconforter avec une petite victoire en dépassant le score du Parti socialiste…

Quant à Eric Zemmour… sa campagne se serait-elle soudainement essoufflée ?

Il faut se préparer à ce que la campagne d’Eric Zemmour se termine par un semi-crash électoral. Cette campagne, c’est un peu la fable du lièvre et de la tortue : après avoir fait l’actualité, dicté ses thèmes, impulsé l’agenda politique pendant des mois, son aura s’est soudainement ternie avec l’irruption de la guerre et les inquiétudes sur le pouvoir d’achat.

Alors qu’il espérait accéder au second tour pour rassembler toutes les droites, le voici vraisemblablement relégué au rang de force supplétive. Il faut parfois savoir se contenter d’un strapontin, même si on espère un trône... Alors la grande question sera de savoir si le Zemmourisme peut survivre à un score si bas que les transfuges s’en mordent déjà les doigts. Réponse dans à 20h01 dimanche soir.

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