Vivement la fin de cette ennuyeuse campagne
Vivement la fin de cette ennuyeuse campagne
Vivement la fin de cette ennuyeuse campagne ©Getty - SDI Productions
Vivement la fin de cette ennuyeuse campagne ©Getty - SDI Productions
Vivement la fin de cette ennuyeuse campagne ©Getty - SDI Productions
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Résumé

Mais vivement que cette campagne se termine, on s’ennuie, mais qu’est-ce qu’on s’ennuie ! À deux semaines du premier tour, nous devrions tous nous passionner pour des propositions révolutionnaires, guetter des duels saignants, bref, frôler la crise d’hystérie générale.

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Au lieu de cela, nous voici plongés dans un moment mou, une interminable attente au milieu d’une campagne immobile. Signe des temps, on croise des militants qui comptent des stylos dans des QG déserts et les débats télévisés sont présentés comme des matchs de catch, histoire d’appâter le chaland.

Le pays s’apprête à voter en traînant des pieds, on s’ennuie, mais qu’est-ce qu’on s’ennuie…

Chaque semaine de campagne se révèle plus ennuyeuse que la précédente.

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  • Mardi, François Hollande menaçait de participer activement à la “refondation” de la gauche.
  • Mercredi, on a découvert "En attendant Macron", une adaptation d’"En attendant Godot" version politique, c’est-à-dire un meeting d’Emmanuel Macron, sans Emmanuel Macron.
  • Jeudi, Valérie Pécresse annonçait avoir contracté le Covid. Elle poursuivra sa campagne à distance, il faut donc s’attendre à une campagne de Valérie Pécresse, sans Valérie Pécresse.

Mais comment voulez-vous vous faire un avis solide dans des moments pareils ?

Alors que faire ?

Les psys vous le confirmeront, les crises ne sont pas des moments propices aux décisions importantes. Sauf que là, nous enchaînons les crises. "Gilets jaunes", Covid et maintenant guerre en Ukraine nous auront fait prendre conscience de la vacuité de nos soucis d’isoloir.

Attendre, ne décider de rien - et donc s’ennuyer un peu - reste un réflexe de survie quand tout vacille. L’attentisme, qui consiste à différer ses choix jusqu'à ce que la situation change, est souvent confondu, à tort, avec l’opportunisme. Or l’attentisme est une disposition d’esprit bourrée de vertus : on s’ennuie en attendant que l’inéluctable advienne certes, mais en décidant de rien décider, on renonce aux choix hâtifs, de ceux que l’on regretterait plus tard.

Dans de telles conditions, les records annoncés d’abstention passeraient presque pour le signe d’une raison qui patiente…

Quand est-ce qu’on arrête de s’ennuyer ?

Le plus divertissant dans les campagnes électorales sont assurément les lendemains d’élection. C’est dans ces moments-là que l’on instruit des procès politiques contre tous ceux - et ils sont généralement nombreux - qui ont fait échouer leur camp.

On s’ennuie qu’est-ce qu’on s’ennuie, c’est vrai, mais rassurez-vous, cela ne va pas durer…

Nouvelles menaces, réarmement mondial... Sait-on encore se défendre ?

Références

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