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Résumé

Au lendemain de la présidentielle, les partis traditionnels de gouvernement semblent bien mal en point. On parle beaucoup de la gauche, mais c'est valable aussi pour la droite.

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Il n’y a pas que les éléphants du parti socialiste qui sont menacés de disparition… Les élus Les Républicains, héritiers du RPR puis de l’UMP sont eux aussi en bien mauvaise posture. C’est la troisième fois d’affilée qu’ils perdent la présidentielle avec, cette fois, un score liliputien, puisque Valérie Pécresse n’a obtenu que 4,8 % des voix au premier tour. Il est probable que les choses ne s’arrangent pas vraiment à l’occasion des législatives : la candidate LR n’est arrivée en tête dans aucune circonscription, aucune. Les députés Les Républicains pourraient ne sauver que 35 à 65 sièges d’après les estimations les plus optimistes. Peu de familles politiques ont été menacées d’un tel effacement en si peu de temps.

Peuvent-ils encore enrayer leur déclin ? 

Même s’il existe une légende qui prétend que l’on n’est jamais totalement mort en politique, les LR sont quand même un peu au fond du puits. Je résume : ils n’ont pas de leader, pas de vision, pas de projet et pas d’argent. On est encore assez loin d’une hypothétique résurrection. D’autant plus que personne ne semble d’accord sur la stratégie à adopter. Il y a ceux qui pensent que le parti fondé il y a 20 ans par Nicolas Sarkozy ne peut survivre que grâce à la mansuétude -ou le cynisme- d’Emmanuel Macron et ceux qui estiment que le chemin du centrisme ne mène qu’à l’effacement dans un grand tout.

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Que va-t-il se passer ? 

En dépit des communiqués unitaires, il règne une ambiance crispée chez les députés LR, chacun soupçonnant son voisin de se préparer discrètement à intégrer la majorité pour sauver sa circonscription. On se souvient qu’en 2017 déjà, de nombreux parlementaires fraîchement élus sous l’étiquette LR s’étaient laissés séduire par les sirènes du macronisme naissant et avaient abandonné leur famille politique dès la première semaine à l’Assemblée… Vous pouvez les appeler « traîtres » ou « transfuges », cela dépend simplement de l’endroit où vous vous placez.

Si l’on vous suit, les heures des Républicains sont comptées… 

Les Républicains sont comme un canard sans tête, une organisation perdue dans un épais brouillard idéologique. Plus personne ne saurait dire si ce parti est plutôt libéral ou étatiste, europhile ou souverainiste, populaire ou élitiste… tout est flou. Or il n’y a pas de retour possible à la vie politique tant que l’on reste écrasé par ses propres contradictions. Il ne reste vraiment qu’une alternative aux vieux partis en perdition : se réinventer ou mourir pour de bon. 

Références

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