Bruno Le Maire Il nous promet, l’une des croissances les « plus fortes depuis 50 ans ». « Nous allons surprendre les autres pays européens », « la reprise est déjà là » : c’est monsieur optimisme.    ©Getty -  twomeows
Bruno Le Maire Il nous promet, l’une des croissances les « plus fortes depuis 50 ans ». « Nous allons surprendre les autres pays européens », « la reprise est déjà là » : c’est monsieur optimisme. ©Getty - twomeows
Bruno Le Maire Il nous promet, l’une des croissances les « plus fortes depuis 50 ans ». « Nous allons surprendre les autres pays européens », « la reprise est déjà là » : c’est monsieur optimisme. ©Getty - twomeows
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Résumé

Dans une heure, si vous habitez à Paris, vous croiserez un client pas comme les autres. Il  sera en terrasse, au « comptoir des saints pères ». C’est un bar du 6ème arrondissement. Ce client, c’est le ministre de l’Economie Bruno le Maire.

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Cette réouverture, Bruno le Maire peut la savourer. Pendant les 14 mois de la crise sanitaire, Bruno le Maire a répété que la France s’en sortirait. Il a distribué, pour cela, 165 milliards d’euros. Des aides diverses et variées, c’est vertigineux.

Alors que les milieux médicaux cassent un peu l’ambiance avec les variants et la menace d’une quatrième ème vague, Bruno le Maire s’est spécialisé, lui, dans les propos po-si-tifs. 

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A la limite de la méthode Coué.   

Il nous promet, l’une des croissances les « plus fortes depuis 50 ans ». « Nous allons surprendre les autres pays européens », « la reprise est déjà là ». C’est monsieur optimisme.   

Comme tout ministre de l’Economie, il cherche à être rassurant, à éviter que les investisseurs détalent. En en la matière, Bruno le Maire le fait avec emphase. Est-ce pour autant délirant ? Loin de là.    

Les indicateurs économiques lui donnent plus raison à court terme. Il y a très peu de faillites. La croissance sera de 5,5%, dit la commission européenne. Le chômage s’est stabilisé au premier trimestre. 

Les Français sont d’ailleurs peu critiques sur le volet économique de la gestion de crise. On est loin de « l’écroulement » du pays, dont parlait Edouard Philippe, l’an dernier.   

Grâce à une avalanche d’argent public

Oui, c’est vrai. Le pays est sous perfusion. Ce qui a fait exploser la dette. C’est le revers de la médaille. Que fera-t-on dans l’avenir de cette ardoise : on augmente les impôts ? On taxe les profiteurs de la crise, comme le proposent les Insoumis ?   

Bruno le Maire est même prêt à effacer la dette de certaines entreprises stratégiques pour leur éviter de mettre la clé sous la porte. La dette sera, à coup sûr, l’un des principaux débats de la présidentielle.    

En attendant, Bruno le Maire peut continuer à parader. Il lance la deuxième étage de la fusée. C’est le plan de relance. Il reste énormément de milliards à distribuer. Bref, le patron de Bercy n’a pas fini de nous peindre la vie en rose !