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Résumé

Demain, mardi 6 avril, LREM soufflera sa cinquième bougie. Comme beaucoup de Français depuis le début de la crise sanitaire, ce sera bien sûr un anniversaire confiné. Mais ce sera surtout un anniversaire charnière pour le jeune parti fondé par Emmanuel Macron en 2016.

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Il aura suffi de quelques mois à peine, à l’époque, pour que le mouvement propulse le candidat de Bercy à l’Élysée. Mais il aura aussi fallu quelques mois seulement pour que la structure se transforme aussitôt en un astre mort.

Une sorte de gros paquebot sans incarnation et en panne d’idée ; incapable de prêcher la bonne parole présidentielle sur les plateaux ; et qui n’a pas su faire vivre une base militante pourtant colossale. Puisqu'on parlait de plusieurs centaines de milliers d’adhérents, qui ne demandaient qu’une seule chose : d’être associés d’une manière ou d’une autre au quinquennat de celui qu’ils avaient contribué à faire élire. Or leurs espoirs ont très vite été douchés.

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Donc LREM est carrément amenée à disparaître ?

Il faut distinguer LREM en tant que structure associative, et LREM en tant qu’objet politique. 

La structure associative, elle, ne peut pas disparaître pour une raison simple : c’est l’argent. Parce que depuis le début du quinquennat, le parti a engendré quelque 100 millions d’euros de subventions publiques, grâce à son gigantesque contingent de députés élus en 2017. Et ça, c’est une manne financière dont Emmanuel Macron ne pourra pas se priver en vue de la prochaine campagne. 

L’objet politique, en revanche, le chef de l’État considère qu’il a tout intérêt à s’en tenir le plus éloigné possible. Et la preuve c’est qu’il a d’ailleurs déjà tenté de le diluer, il y a quelques mois, dans son projet mort-né de « maison commune ».

Mais dans ce cas, sur qui va-t-il s’appuyer pour tenter de se faire réélire ?

Justement, le bal des prétendants a déjà commencé. On parle de l’eurodéputé Stéphane Séjourné, qui est aussi son conseiller politique ; on parle de Clément Beaune, le secrétaire d’État aux Affaires européennes. Mais aussi de Sébastien Lecornu, le ministre des Outre-mers. Et à ceux-là s’ajoutent les grognards Christophe Castaner et Richard Ferrand, ou encore Sibeth Ndiaye.

Bref, l’idée c’est de reconstituer un petit commando, comme en 2017. Dans lequel, à la fin des fins, il n’en restera en fait probablement qu’un seul. Et il s’appelle Emmanuel Macron. 

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L'équipe

Arthur Berdah
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