Mario Draghi le 26 avril 2021
Mario Draghi le 26 avril 2021
Mario Draghi le 26 avril 2021 ©Getty - Samantha Zucchi/Insidefoto/Mondadori Portfolio
Mario Draghi le 26 avril 2021 ©Getty - Samantha Zucchi/Insidefoto/Mondadori Portfolio
Mario Draghi le 26 avril 2021 ©Getty - Samantha Zucchi/Insidefoto/Mondadori Portfolio
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Résumé

Le président du Conseil italien est l’homme du moment. Et la question se pose désormais, Super Mario – c’est son surnom – est-il plus fort que Jupiter ?

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On se souvient que Macron a débarqué dans le paysage politique français avec cette image du grand réformateur, il avait même intitulé son livre de campagne « Révolution ».

Sauf que la révolution, c’est peut-être en Italie qu'elle va se produire. Draghi a présenté lundi devant son parlement et hier à la commission de Bruxelles son plan de relance, dans le cadre du super plan européen décidé l’an dernier. 

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Et cela a quand même de quoi exciter de la jalousie chez Macron…

Parce que Draghi associe une relance massive à des réformes structurelles. 

D’un côté, plus de 221 milliards d’euros de dépenses, dont 191 de fonds européens – c’est la plus grosse dotation de l’Union – avec notamment de grands projets d’infrastructures, une ligne ferroviaire à grande vitesse entre Naples et Bari etc.. De l’autre côté, il dépense aussi de l’argent, oui, pour remettre à plat la bureaucratie italienne – car effectivement, il existe également un mammouth administratif italien.

Draghi fait, un peu, dans l’esprit, ce qu’a fait Gerhard Shröder en Allemagne en 2003. A l’époque, Schröder avait piétiné les critères dit de Maastricht, histoire de mettre de l’argent dans l’économie et donc de l’huile dans les rouages, en même temps qu’il réalisait des réformes très audacieuses. 

Alors on ne sait pas si Draghi va réussir à faire tout ce qu’il a annoncé, maintenant il va entrer dans le dur, surtout que son pays est bien plus endetté encore que la France. Mais, s’il y parvient, le réformateur de l’Europe ce sera Super Mario.

Parce que Macron ne fait pas la même chose

Il fait aussi de la relance, mais pour l’instant, les réformes sont en pause. Il y aurait là une occasion de bousculer le système. Draghi, lui, n’a pas hésité à dramatiser les choses, évoquant « le destin du pays » devant les députés italiens.

Evidemment, nul n’ignore qu’en France, nous sommes à un an de l’élection présidentielle, et que cela représenterait un risque important de s’attaquer à des tabous maintenant. 

Mais comme le disait Marcel Pagnol, « Si vous voulez aller sur la mer, sans aucun risque de chavirer, alors, n'achetez pas un bateau : achetez une île ! ».

Références

L'équipe

Etienne Gernelle
Production