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Résumé

On ne parle que de sécurité et c’est bien normal après le meurtre tragique du policier Eric Masson. Les responsables politiques, en pleine campagne électorale, n’ont visiblement aucune envie d’occuper un autre terrain.

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La sécurité n’est pourtant pas une prérogative des régions, ni des départements dont les élus seront renouvelés les 20 et 27 juin prochains.

Mais Marine Le Pen, Xavier Bertrand ou Valérie Pécresse ont tous le nez sur les sondages qui classent la sécurité comme l’une des principales préoccupations des Français. 

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Emmanuel Macron lui avait consacré toute une interview dans Le Figaro, avant l’attentat de Rambouillet ou le meurtre d’Avignon. 

Est-ce parce qu’ils s’échauffent pour la présidentielle ? 

La classe politique, à l’exception de Jean-Luc Mélenchon ou du communiste Fabien Roussel, ne voit plus la vie des Français qu’en une seule dimension. Et elle néglige une question qui va être essentielle dans les mois qui viennent, la question sociale. 

Le choc de l’après-coronavirus risque, on le sait, d’être très rude. Ce n’est pas un hasard si Bruno Le Maire a expliqué hier qu’il maintiendrait l’accompagnement des commerces « quoi qu’il en coûte, le temps qu’il faut ». 

A moins d’un an de l’élection présidentielle, on comprend la difficulté de l’exécutif à débrancher totalement la perfusion. D’autant que se multiplient les reportages sur ces Français déjà plongés dans une grande récession. 

Comme cette femme la semaine dernière dans Le Monde qui expliquait ne jamais quitter son appartement en même temps que son fils car ils n’avaient plus qu’une seule paire de baskets pour deux. 

Que proposent les macronistes ?

Dans la majorité, certains jugent qu’au vu de la crise, on ne pourra pas faire l’économie d’un grand changement de modèle social. 

L’un d’entre-eux, ancien ministre, estime même que l’on vit dans la mythologie des amortisseurs sociaux du monde d’avant et qu’il faut fabriquer d’urgence de nouvelles ressources, notamment pour favoriser l’autonomie, des plus jeunes et des plus âgés. Ce serait même, selon lui, la meilleure façon de contrer Marine Le Pen. 

Qu’en pense l’Exécutif ? 

On le sait, le gouvernement planche sur une nouvelle aide de 500 euros pour les jeunes de moins de 25 ans sans solutions. Mais il ne s’agit pas d’un grand renversement systémique. Emmanuel Macron a eu beau affirmer ce week-end lors du sommet de Porto vouloir porter un socle européen de droits sociaux pendant la présidence française de l’Union européenne, il n’a encore convaincu personne de sa grande ambition sociale pour la France. 

Références

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