France Inter
France Inter
Publicité
Résumé

Un sport de saison, et parfois même tout un art: quelle est la meilleure façon d’annoncer sa candidature à la présidentielle ?

En savoir plus

Prenez Xavier Bertrand. Il a choisi la voie classique, une déclaration au Point où il explique pourquoi il se présente au suffrage suprême. Les macronistes l’ont raillé, expliquant qu’il avait déjà présenté sa candidature plusieurs fois ces derniers mois. 

Un cadre de la majorité se moquait encore de lui la semaine dernière en affirmant que cette candidature n’avait pas imprimé. N’empêche, les électeurs ont compris son message : chez le sondeur Ifop, l’ancien porte-parole de Sarkozy a pris deux points d’intentions de vote en un mois. Difficile donc de dire que cette candidature a fait un flop. 

Publicité

Au passage, elle a permis de compliquer la tâche de ceux qui chez les LR, veulent encore d’une primaire. Si Xavier Bertrand se déclare tôt, c’est pour barrer la route des autres prétendants à droite. 

Pas de hasard non plus si Marine Le Pen est la plus ancienne candidate de la présidentielle 2022 : elle s’est déclarée mi-janvier 2020. Une candidature anticipée pour répondre à la petite musique qui montait alors au RN sur son prétendu manque d’envie de se lancer, marquée par son humiliant débat d’entre deux-tours de la présidentielle 2017. 

Même chose pour Jean-Luc Mélenchon, il s’est présenté très tôt en novembre dernier, afin de bloquer ceux qui pensaient faire l’unité de la gauche, mais sans lui. 

Il y en a d’autres qui se déclarent à moitié…

Oui, c’est la position mi-chèvre-mi-chou, celle d’Anne Hidalgo qui n’en finit pas de répéter qu’elle prendra toute sa part dans l’élection présidentielle. Cela offre un avantage : pas vraiment candidate, la maire de Paris pourra se retirer de la course si les sondages la disent encore encalminée en dessous des 10 % à l’automne. Mais cela donne aussi l’impression qu’elle ne veut pas prendre trop de risques, une position de planquée, pas forcément gagnante-gagnante dans la France de 2021.    

Quid d’Emmanuel Macron ? 

Autour de lui, on réfléchit à la meilleure manière de déclarer à nouveau sa flamme à la France. 

L’un de ses très proches a retenu le précédent Chirac 2002. Lorsque l’ancien président avait répondu « oui, je suis candidat » à une question toute simple de Marie-José Roig, alors maire d’Avignon. 

Et ce fidèle d’Emmanuel Macron imagine même la scène : 

Le président pourrait par exemple poser la première pierre d’un hôpital, un journaliste lui demanderait s’il est candidat et il répondrait : « J’ai besoin de continuer »

Reste à savoir si les Français voudront remplacer son besoin par leur envie. 

Références

L'équipe