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Résumé

Après être restée longtemps complètement déserte, la carte de France des ministres-candidats a récemment retrouvé des couleurs. On compte une douzaine de membres du gouvernement sur les listes des régionales et des départementales.

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Marlène Schiappa, Emmanuelle Wargon, Amélie de Montchalin, Gabriel Attal et Nathalie Elimas rien que pour l’Île-de-France.

Auxquels s’ajoutent, dans les Hauts-de-France, Éric Dupond-Moretti, Gérald Darmanin, Laurent Pietraszewski, Agnès Pannier-Runacher et Alain Griset… Et puis enfin Geneviève Darieussecq, en Nouvelle-Aquitaine, et Marc Fesneau, en Centre-Val-de-Loire. Ca fait du monde sur la ligne de départ. Mais pas sûr qu’ils soient autant à l’arrivée.

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Quelle chance de l’emporter ?

Ce qui est certain c’est qu’ils en ont très peu.

À l’exception, peut-être, de Marc Fesneau, qui est l’un des seuls en capacité de l’emporter, tous ses collègues ou presque sont quasi-assurés de décrocher au mieux un siège de conseiller d’opposition.

C’est vrai de l’Île-de-France, où la tête de liste LREM Laurent Saint-Martin est donné très loin derrière Valérie Pécresse ; c’est vrai des Hauts-de-France, où seul le RN menace Xavier Bertrand…

Et c’est encore plus vrai de la Provence-Alpes-Côte d’Azur, où après quinze jours de tambouille et d’allers-retours incompréhensibles, la secrétaire d’État Sophie Cluzel a tout simplement fini par se retirer. Sans que personne ne vole à son secours et vienne prendre le relai de son éphémère aventure dans le Sud-Est.

Des conséquences sur leur avenir au gouvernement

A première vue, non. Parce que la doctrine qui avait été instaurée aux législatives de 2017, à savoir que les perdants devaient démissionner, et bien elle n’a pas été renouvelée pour les élections locales qui ont suivi. C’était déjà le cas aux municipales, où tous les battus - et ils étaient nombreux - ont pu conserver leur portefeuille. Et ce sera à nouveau le cas pour les régionales et les départementales.

En revanche, le risque, c’est que cette délégation gouvernementale elle vienne démontrer une nouvelle fois l’incapacité totale du macronisme à s’implanter.

Et cela posera alors de sérieuses questions sur l’absence de légitimité démocratique de certains de nos représentants.

Références

L'équipe

Arthur Berdah
Production