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Résumé

Malgré les multiples crises qui ont marqué son quinquennat, E. Macron veut prouver aux Français qu’il a su influer sur leur vie quotidienne. Il a fait passer le message à ses ministres : il attend d’eux qu’ils organisent au moins un déplacement par semaine pour défendre les réformes, quitte à vanter des micro-mesures.

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C’est tout le but du baromètre de l’action publique qu’il a commandé à la ministre Amélie de Montchalin et qui détaille l’avancée des reformes département par département, qu’il s’agisse du dédoublement des classes de CP et CE1 en Rep, du nombre de dossiers Maprimrénov validés ou du niveau d’avancement du plan Vélo.  

Emmanuel Macron va aussi profiter de son tour de France à partir de fin mai pour se transformer en VRP de son action et défendre son plan de relance. Il veut montrer le lien, dit un membre du gouvernement, entre le discours et le concret. 

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Il croisera peut-être quelques-uns de ses ministres en campagne pour les régionales et les départementales. 

Ceux-ci savent qu’ils ne courent pas pour gagner, en tout cas pour la plupart, mais ils sont également en mission pour défendre le bilan hors Covid du quinquennat. 

N’est-ce pas l’évidence de faire campagne à partir d’un bilan ? 

Ce n’est pas si simple. Dans le petit monde politique, on répète en général jusqu’à la nausée qu’on ne gagne pas une élection sur un bilan. 

Une phrase qui revient surtout en boucle depuis 2002, dans la bouche d’une gauche toujours convaincue que le bilan de Lionel Jospin était excellent et que, selon toute logique, cela aurait dû lui permettre d’éviter le coup de tonnerre du 21 avril. 

En 2017, c’était pratique, comme François Hollande avait renoncé, personne n’a souhaité défendre son passif, ce qui a permis d’évacuer le débat. 

Pour 2022, Emmanuel Macron pense que son bilan va suffire ? 

On va sans doute comprendre assez vite lors de cette tournée en province que la première chose qu’Emmanuel Macron va mettre en avant, c’est lui-même. 

Ou, en tout cas, sa solidité à l’épreuve des multiples soubresauts de son quinquennat. 

C’était aussi l’un des nombreux buts recherchés dans sa vidéo avec les désormais fameux Mcfly et Carlito. 

Mais il veut aussi prouver la permanence des lignes de forces dégagées lors de sa première campagne. En gros qu’il avait raison dès 2017. 

Il va être pour lui assez difficile d’en convaincre les Français. 

Selon un sondage Odoxa publié fin avril pour marquer le quatrième anniversaire de son élection, 62 % d’entre eux estiment que ce bilan, auquel le président entend se raccrocher, est mauvais... 

Références

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