Marie Bonaparte à la Sorbonne en 1936 pour le 80ème anniversaire de Freud ©Getty - Keystone-France
Marie Bonaparte à la Sorbonne en 1936 pour le 80ème anniversaire de Freud ©Getty - Keystone-France
Marie Bonaparte à la Sorbonne en 1936 pour le 80ème anniversaire de Freud ©Getty - Keystone-France
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Résumé

Marie Bonaparte était une femme libre de comportement. Jusqu’à quel point put-elle se libérer de ses névroses ? En se faisant analyser par Freud elle trouva le sens de sa vie. Elle devint mécène et arbitre du mouvement freudien en France jusqu’à la guerre.

avec :

Elisabeth Roudinesco (Historienne de la psychanalyse.), Pierre Branda (Directeur du patrimoine de la Fondation Napoléon.), Charles-Eloi Vial (Archiviste-paléographe, conservateur au département des Manuscrits de la BNF).

En savoir plus

Prénom : Marie

Nom : Princesse Bonaparte, arrière petite nièce de Napoléon. Puis par son mariage en 1907 avec Georges fils du roi des Hellènes, princesse de Grèce

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Naissance : 2 juillet 1882

Profession : S'il n'y avait eu son père, le prince Roland Bonaparte, elle aurait entrepris des études de médecine. Peu après la mort de Roland, elle trouve un père de substitution en la personne du docteur Freud. Elle sera psychanalyste

Son surnom : "Freud m'a dit". C'est un peu injuste. Mais sa proximité avec le maitre viennois, son financement, en grande mécène du mouvement psychanalytique en France ont pu provoquer chez certains quelque aigreur

1938 : L'annexion de l'Autriche par Hitler. Elle devient la protectrice de Freud, organisant son exfiltration ainsi que celle de ses proches vers Londres

Œuvres : La plus connue est peut-être sa tentative de psychographie d'Edgar Poe. Ses "Mémoires" témoignent de son style aristocratique. Sa "Sexualité de la femme" de son style cru

Ses liaisons : Innombrables. En Grèce parfois, en France souvent. On retiendra le nom d'un grand homme politique, Aristide Briand

Sa mort : Tardive en 1962. Son dernier geste fut de se faire transporter à la Malmaison pour y observer un don qu'elle y avait fait. Son admiration pour Napoléon n'a jamais faibli. Un assassin monumental, disait-elle mais quel souffle de vie !

Ouvrages de Marie Bonaparte :

A la mémoire des disparus, t.1 : Derrière les vitres closes, Presses Universitaires de France

A la mémoire des disparus, t.2 : L’appel des sèves, Presses Universitaires de France

Autres ouvrages :

Elisabeth Roudinesco, Histoire de la psychanalyse en France, Le Livre de Poche

Jean-Pierre Bourgeron, Marie Bonaparte, Presses Universitaires de France

Pierre Branda, La saga des Bonaparte, Perrin

Rémy Amouroux, Marie Bonaparte entre biologie et freudisme, Presses Universitaires de Rennes

Célia Butin, La dernière Bonaparte, Perrin