Mesures de protection dans un supermarché (photo d'illustration)
Mesures de protection dans un supermarché (photo d'illustration)
Mesures de protection dans un supermarché (photo d'illustration) ©Maxppp - Patrick Lefevre
Mesures de protection dans un supermarché (photo d'illustration) ©Maxppp - Patrick Lefevre
Mesures de protection dans un supermarché (photo d'illustration) ©Maxppp - Patrick Lefevre
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Résumé

La crise sanitaire a commencé il y a juste deux ans. Toute la population française, le Président en tête saluait alors l'engagement et l’investissement de tous, et notamment des travailleurs de deuxième ligne, un terme qui venait d’entrer dans le langage courant.

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Chacun a réalisé, à ce moment-là, que sans chauffeurs routiers, sans livreurs, sans caissières, sans éboueurs ou encore ans aides à domicile, la France aurait sombré dans le chaos. D’où une accélération de la réflexion sur la reconnaissance de ces professions.

Un rapport pour le ministère du Travail a répertorié 17 professions regroupant quatre millions six cents mille salariés en contact avec le virus et dont les emplois ne sont pas « télétravaillables ». Ces salariés travaillent en outre souvent à temps partiel avec des faibles rémunérations.

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Le rapport qui se termine par un certain nombre de recommandations, parmi lesquelles « éviter le maintien de salaires trop faibles », « améliorer les conditions de travail et réduire ou compenser les contraintes horaires » ou encore, « favoriser les parcours professionnels ascendants ».

Après avoir été applaudis comme les soignants, ils ont pour la plupart retrouvé le cours « normal » de leurs vies. Certains, c’est le cas des aides à domicile, ont vu leur salaire augmenter. D’autres n’ont que le souvenir de cette soudaine considération.

Quelque quatre millions de salariés ont bénéficié de la « prime Macron ». Une prime exonérée de  d’impôts et de cotisation sociale, à la discrétion des employeurs, dont le montant moyen a été de 516 euros en 2021.

La reconnaissance financière pérenne, ce sont les aides à domicile qui l’ont obtenue de la manière la plus « robuste » : une renégociation de leur convention collective a débouché sur « l’amendement 43 », permettant une augmentation de salaire de 13 à 16%, pouvant aller jusqu’à 300 euros par mois.

Vingt-quatre mois après le début de la crise sanitaire, Vanessa Descouraux est allée voir comment vont ces « invisibles » du monde du travail. 

« Métiers de deuxième ligne, métiers de première importance », c’est un reportage de Vanessa Descouraux. Réalisation Jérôme Chelius, mixage Dhofar Guerrid. Documentation, Sabine Bonamy.

Pour aller plus loin

Remise du rapport de reconnaissance et de valorisation des travailleurs de la “deuxième ligne”, CNAM CEET, 28/02/2022 

Travailleurs de deuxième ligne : les négociations de branches à la peine, Les Clés du social, 05/02/2022 

Métiers de la deuxième ligne : “Au niveau des salaires, le compte n’y est pas”, Alternatives économiques, 28/01/2022

Reconnaître et revaloriser les métiers de la « deuxième ligne », Site du gouvernement, 14/09/2021 

Rapport de la mission d'accompagnement des partenaires sociaux dans la démarche de la reconnaissance des travailleurs de la deuxième ligne, Vie publique, 19/12/2021

Revalorisation des emplois de deuxième ligne, Légi Social, 24/09/2021 

Revalorisation des métiers de deuxième ligne : le ministère du Travail distribue bons et mauvais points, Info RH, 19/07/2021 

Les salariés de la deuxième ligne peuvent aller mourir, Charlie Hebdo, 27/05/2021 

Ces métiers dont les salaires pourraient (enfin) augmenter, Capital, 12/03/2021
 

Références

L'équipe

Manuel Ruffez
Production
Jérôme Chelius
Réalisation
Martine Meyssonnier
Collaboration