Le 9-9 bis, le nom d'un ancien site minier situé à Oignies. ©Radio France - Jihane Bergaoui
Le 9-9 bis, le nom d'un ancien site minier situé à Oignies. ©Radio France - Jihane Bergaoui
Le 9-9 bis, le nom d'un ancien site minier situé à Oignies. ©Radio France - Jihane Bergaoui
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Résumé

Le bassin minier a longtemps trainé l’image d’un territoire sombre, abimé comme pouvaient l’être le visage des mineurs qui rentraient du travail. Mais aujourd’hui la richesse de ce patrimoine semble enfin mise en valeur.

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A l’occasion de ce week-end des journées du patrimoine, Interception pose son micro dans le bassin minier du nord pas de calais. Voilà 10 ans que l’UNESCO l’a inscrit au patrimoine mondial. Cela signifie que le paysage entre Valenciennes et Bruay en Artois, 120 km de long sur 12 km de large, est classé au même titre que les pyramides d’Egypte ou le Taj Mahal en Inde.

Près de trois siècles d’exploitation du charbon et de la houille ont fait la richesse de la France, la richesse de ce territoire du Nord aussi. 29 nationalités différentes sont venues travailler dans les plus de 100 000 kilomètres de galeries creusés, c’est deux fois et demi le tour de la terre.

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Après des décennies à négliger cette histoire, le bassin minier semble se réconcilier avec son glorieux passé.

Richard, ancien mineur, milite aujourd’hui à "l'association des amis de la mine", à Oignies, pour restaurer le patrimoine minier.
Richard, ancien mineur, milite aujourd’hui à "l'association des amis de la mine", à Oignies, pour restaurer le patrimoine minier.
© Radio France - Jihane Bergaoui

De multiples programmes de rénovation, de réhabilitation voient le jour, notamment grâce au classement au patrimoine mondial par l’UNESCO.

La valorisation économique, historique et culturelle du bassin minier commence à peine, alors que la dernière berline de charbon est sortie il y plus de 30 ans.

Sur les 885 puits creusés, quasiment tous ont été rasés. Ceux qui sont restés debout s’inventent une 2è vie, au sens littéral du terme, avec de la flore, de la faune qui aime s’installer sur les derniers stigmates visibles de l’histoire minière : les terrils.

L’accent y est mis sur la protection de la nature sur des sites qui furent hautement industrialisés. On trouve même des espèces jamais vues dans le nord de la France, qui viennent s’y nicher grâce à la chaleur de ces terrils.

Reportage : Jihane Bergaoui

Prise de sons : Romain Luquens et François Rivalan

Réalisation Jérôme Chelius assisté de Martine Meyssonnier

POUR ALLER PLUS LOIN:

Reconversion du bassin minier, Unesco et Bassin minier du Nord-Pas-de-Calais

Patrimonialiser le bassin minier du Nord-Pas-de-Calais - Non Fiction, 07/12/2020

Renouveau du bassin minier du Nord et du Pas-de-Calais - Ministère de la Cohésion des Territoires, et des Relations avec les collectivités territoriales, 09/08/2019

L'aspect social de la reconversion du Bassin minier - INA, 16/02/1969

Le ré-usage, une condition nécessaire de la patrimonialisation ?

La reconversion des mines (parcours thématique) - Laurent Warlouzet, INA

L'enjeu d'une reconversion durable des territoires de tradition industrielle : l'exemple du bassin minier du Nord - Pas-de-Calais, Guy Chautard et Bertrand Zuindeau, Persée, 2001

Références

L'équipe

Manuel Ruffez
Production
Jérôme Chelius
Réalisation
Martine Meyssonnier
Collaboration