La piste déserte du Cario Club à Mathay (Doubs)
La piste déserte du Cario Club à Mathay (Doubs)
La piste déserte du Cario Club à Mathay (Doubs) ©Radio France - Géraldine Hallot
La piste déserte du Cario Club à Mathay (Doubs) ©Radio France - Géraldine Hallot
La piste déserte du Cario Club à Mathay (Doubs) ©Radio France - Géraldine Hallot
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Résumé

Les discothèques sont fermées depuis 15 mois. Elles n'ont toujours aucune date de réouverture. Ce sont les seuls établissements dans ce cas. Le Conseil d'Etat vient de rejeter le recours des professionnels du secteur qui souhaitaient rouvrir le 30 juin.

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Au début de la pandémie, la fermeture s’est imposée, comme une évidence : proximité, brassage de population, transpiration et expectoration sont en effet le lot de ces établissements. 

Mais les exploitants soulignent leur capacité d’adaptation aux protocoles sanitaires. Et ils mettent en avant leur rôle social pour une population en quête de rencontres et d’insouciance.

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Avant la pandémie, les discothèques subissaient déjà une crise : le streaming permet d’écouter toute les musiques en restant chez soi. Et les applications dédiées permettent des rencontres aussi faciles (voire plus) que sur les pistes de danse.  Résultat : il y avait début 2020 deux fois moins de discothèques qu’il y a trente ans.

L’épidémie aurait donc accéléré le mouvement, contraignant à la fermeture au moins 150 des 1 600 discothèques françaises. Quelques dizaines d’autres sont soit en procédure de sauvegarde, soit en redressement judiciaire. Le secteur emploie 42 000 personnes.

Et malgré les aides de l’État, qui a mis en place un fonds de solidarité, la santé de beaucoup d’établissements est plus que vacillante.

L’organisation professionnelle UMIH en a vainement appelé au Conseil d’État. Elle demandait à la plus haute juridiction administrative française de prendre en compte la discrimination dont seraient victimes les boites de nuit, alors que concerts et mariages sont autorisés.

Le rôle social encore joué par les établissements de nuit est difficilement contestable, particulièrement en milieu rural. La discothèque est parfois le seul endroit pour se réunir afin de célébrer certains  évènements, familiaux ou professionnels. On y cherche encore l’âme sœur, et on y va même parfois pour l’amour de la danse.

Le héraut des patrons de boîte de nuit, leur relais dans le monde politique, s’appelle Christophe Blanchet. Député du Calvados et lui-même créateur d’un établissement il y a près de trente ans dans sa Normandie natale, il milite avec force pour la réouverture. Sa première intervention sur le sujet à l’Assemblée nationale, lui avait valu sarcasmes et quolibets de la part de ses collègues.  Mais l’élu Modem poursuit sa croisade. Il prêche désormais pour l’usage du « passe sanitaire » à l’entrée des  boîtes de nuit.

« La nuit reverra-t-elle le jour ? », c’était un reportage de Géraldine Hallot avec une prise de son de Raymond Albouy et Thomas Robine. Réalisation Violaine Ballet, assistée de Martine Meyssonnier. Mixage, Manon Houssin. Documentation, Éléonore Lanoë. Documentation musicale, Romain Couturier.

Pour aller plus loin

Programmation musicale

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DRAMR La plage please                                                     

VON SPAR A dream (part1)                                                                      

MISHA PANFILOV Eha                                                                   

VLADIMIR COSMA Amour, castagnettes et tango                      

KUNGS Paris                                                                        

KAS:ST Road to nowhere                                                               

LES GORDON 0916                                                            

THE PIROUETTES Danser dans les boîtes de nuit

Références

L'équipe

Géraldine Hallot
Géraldine Hallot
Jérôme Chelius
Réalisation
Martine Meyssonnier
Collaboration