Une partie préservée du Jardin ouvrier des vertus à Aubervilliers, juin 2024 ©Radio France - Giv Anquetil
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A quelques jours du début des compétitions, retour sur les chantiers des Jeux Olympiques, avec un reportage aux côtés de ceux qui ont vibré au son des marteaux-piqueurs.

Vendredi prochain, nous serons tous devant nos postes, en communion pour la cérémonie d’ouverture de la XXXIIIe olympiade. Mais avant de plonger dans la fascination des compétitions, la dramaturgie des retransmissions, autant de sincères plaisirs populaires (ponctués du matraquage des annonceurs, les seuls vrais dieux du stade) ; avant d’aller plus haut, plus loin, plus vite, plus fort, plus longtemps pendant trois semaines (et autant de pauses dans nos reportages estivaux), difficile de rater cette occasion de refaire la chronique de ce qui s’est passé jusqu’ici. Et comment on en est arrivés là.

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Car on nous l’a promis : la France va vibrer à l’unisson. Mais il en est qui vibrent depuis un moment déjà, au rythme des marteaux-piqueurs d’un chantier colossal en Seine-Saint-Denis. Petit exercice de lucidité avant la grande euphorie, sans verser pour autant dans l'anti-sport, l'anti-business ou l'anti-sport-business. Une rediffusion revue et augmentée de plusieurs reportages sur les chantiers des JO, qui ont connu quelques rebondissements dans cette course contre la montre où le béton a coulé à flots.

Des jeux qui promettaient au départ d’être les plus verts de l’histoire

Avec un comité d’organisation disant promettant : « Paris 2024 a fait de la responsabilité environnementale un axe clé de sa candidature ». Avec compensation carbone et réduction de moitié des émissions de CO2 liées à l’organisation. Et sur son site, les mots “sobriété” et “durabilité” sont répétés comme des mantras. Les promesses n’engagent que ceux qui veulent y croire. Et beaucoup de ces ambitions ont effectivement vite été revues à la baisse.

Et si c’est vrai que 95 % des sites existent déjà, c’est dans les 5 % restants que ça a surtout coincé ces dernières années. Car ces grands travaux, avec leur promesse d’un « héritage » pour l’après-JO, se sont doublés d’un autre grand chantier, toujours en cours, celui du Grand Paris, avec une mille-feuille de donneurs d’ordres et de prestataires assez propice aux abus de béton.

Entre futurs « éco-quartiers » pour jeunes cadres dynamiques, tours de bureaux climatisés et échangeurs routiers, balade pas très bucolique avec le comité de vigilance JO 2024 Saint-Denis, les Jardins ouvriers des vertus d’Aubervilliers et le collectif Saccage 2024.

À écouter

À Tokyo comme à Paris, des JO écolos en béton

Je reviens du monde d'avant

50 min

Les 19 parcelles du Jardin ouvrier après le passage des bulldozers
Les 19 parcelles du Jardin ouvrier après le passage des bulldozers
© Radio France - Giv Anquetil
Les 19 parcelles du Jardin ouvrier avant le passage des bulldozers (2)
Les 19 parcelles du Jardin ouvrier avant le passage des bulldozers (2)
© Radio France - Giv Anquetil

Equipe

  • Reportage : Giv Anquetil
  • Réalisation : Clément Nouguier & Maria Pasquet

Programmation musicale

  • Silmarils, Mario Caltado Jr “Va y avoir du sport”
  • Robert Ripa “Les arbres d’Aubervilliers”

L'équipe

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