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Résumé

François Robinne, anthropologue, directeur de recherche au CNRS et spécialiste de l'Asie, revient sur le coup d'État militaire en Birmanie.

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François Robinne (Anthropologue, directeur de recherche au CNRS, membre de l’Institut d’Asie Orientale (IAO)).

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Le 1er février 2021, les militaires procèdent à plusieurs interpellations, notamment celle d'Aung San Suu Kyi.

En Birmanie, il y a deux pouvoirs. L'un civil, élu par la population, et de l'autre côté, l'armée qui est un pouvoir autonome par rapport à celui élu. – François Robinne

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Les élections législatives en Birmanie donnaient une large victoire au parti d'Aung San Suu Kyi, la transition démocratique se déroulait "plutôt bien", explique le spécialiste. 

Mais les militaires sont en place depuis le coup d'État en 1962. "On a cru que la transition démocratique était une réelle transition. Mais l'armée n'a en fait jamais perdu le pouvoir." Le coup d'État cette année intervient au moment où l'armée s'aperçoit qu'ils sont en train de perdre du pouvoir. "Il y a un problème constitutionnel", ajoute François Robinne.

La crise en Birmanie est-elle un enjeux pour les occidentaux ?

La Birmanie doit beaucoup à Aung San Suu Kyi car elle s'est opposée aux militaires, mais elle appartient au passé, selon l'anthropologue.

Pour les occidentaux, l'important est la position de la Birmanie dans l'axe indo-pacifique. "C'est un État incontournable", il s'agit du carrefour indo-chinois. 

Quelles perspectives et quel avenir pour la Birmanie ?

"L'État doit se défaire des nationalismes, qu'il s'émancipe et notamment du nationalisme religieux, qui est superposé au nationalisme ethnique. Cela créé une situation conflictuelle !" précise François Robinne.

Références

L'équipe

Laetitia Gayet
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Journaliste