L'actrice Sigourney Weaver alias Ripley dans "Alien Le huitième passager" de Ridley Scott, 1979
L'actrice Sigourney Weaver alias Ripley dans "Alien Le huitième passager" de Ridley Scott, 1979 ©AFP - BRANDYWINE PRODUCTIONS / COLLECTION CHRISTOPHEL
L'actrice Sigourney Weaver alias Ripley dans "Alien Le huitième passager" de Ridley Scott, 1979 ©AFP - BRANDYWINE PRODUCTIONS / COLLECTION CHRISTOPHEL
L'actrice Sigourney Weaver alias Ripley dans "Alien Le huitième passager" de Ridley Scott, 1979 ©AFP - BRANDYWINE PRODUCTIONS / COLLECTION CHRISTOPHEL
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En matière de mode au cinéma, Guillemette a immédiatement pensé à celle qui ne craint pas les basiques car un rien ne l'habille. Ripley, la survivante de la saga "Alien" est selon elle la première bombe de science-fiction au cinéma. D'ailleurs côté textile, Ripley, elle ne fait pas de chichis !

Il faut dire qu'elle est ouvrière de l'espace au bord du Nostromo, au milieu de plein de mecs. Une bonne combi kaki zippée, c'est simple, c'est toujours tendance et surtout, ça résiste bien face à une entité pleine de tentacules turgescentes et de bave acide. C'est du tissu épais.

Bien sûr, on revient toujours prennent de la taille quand il s'agit de faire du shopping. Alors je ne vous cache pas que ce genre de tenue unisexe va mieux aux filles grandes. Ripley mesure un mètre 80, ça aide et ça aide surtout pour avoir ce sublime look d'amazone et cette silhouette aux confins des mondes masculins et féminins.

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Pour les sous-vêtements, vous pouvez faire aussi simple qu'elle. Pareil en vous souvenant de la scène culte du film de Ridley Scott. Après avoir beaucoup transpirée et pensant être enfin seule, il y a juste des millions de spectateurs de l'autre côté de l'écran, mais elle ne le sait pas, Ripley s'extirpe de sa combinaison pour se retrouver en marcel et surtout en petite culotte. Un morceau de coton tout simple, très petit bateau et qui s'impose immédiatement comme un must. Mon conseil, c'est de tenter, comme Ripley, de le porter très exactement au ras de l'arrêt des fesses. Au cas où mettre un petit bout de scotch double face s'il faut pour réussir ce miracle.

Elle est unique dans l'histoire du cinéma. Eh oui, car c'est quoi le truc essentiel aujourd'hui ? C'est quoi dont tout le monde parle et heureusement ? Recycler, donc attention aux jeux de mots, il faut mettre sur Ripley. Mon amie Ripley est unique puisqu'elle est la seule à être revenue comme aucun personnage féminin avant elle, réinventée successivement par James Cameron, David Fincher et Jean-Pierre Genet. C'est quoi la première image de Alien Le retour, ? C'est ma Ripley endormie, les traits ultra lisses, les lèvres nacrées, elle a quand même dérivé pendant 57 ans, mais elle est fraîche comme la rosée. Quand elle raconte ses problèmes avec l'alien, personne ne la croit, mais c'est encore elle qui gagne à la fin. Il faut espérer que les autres aussi gagnent.

Côté look, ma Ripley, Hélène de son prénom, est loin d'avoir dit son dernier mot. Dans Alien 3, la voilà avec carrément la boule à zéro. Sa merveilleuse interprète, Sigourney Weaver, 43 ans, lors de ce numéro trois, n'est pas virilisée, comme la presse de l'époque l'écrit bêtement, elle n'est que ligne parfaite, féminité réduite à sa plus aiguë et simple expression.

Et ce n'est pas fini, parce qu'à quel âge une actrice risque-t-elle l'invisibilité ? A 50 ans, tout le monde le sait. Et Bien Sigourney, 48 ans, prend les devants en devenant Ripley pour la quatrième fois dans "Alien Résurrection", qui porte bien son titre, de Jean-Pierre Genet. Là- dedans, elle est clone d'elle-même, de la bête qu'il a engrossée, elle est à la fois la mère, la fille, l'humaine, l'extraterrestre. En fait, Ripley, c'est la femme qui se réplique, c'est la femme au carré, c'est la femme au cube, c'est la belle et la bête en même temps.

Sous sa photo de l'album du lycée quand elle avait 17 ans elle a choisi de citer une réplique d'une comédie musicale de Broadway qui disait "Pitié, mon Dieu, s'il-te-plaît, ne me laisse pas être normal". Ça, c'est le genre d'amis que l'on doit avoir dans sa vie et sur lequel il faut prendre exemple : une femme que tout le monde entend crier dans l'espace de la normativité.

L'équipe

Guillemette Odicino
Guillemette Odicino