Vente en ligne : acheter sa voiture sur internet ? ©Getty - SEAN GLADWELL
Vente en ligne : acheter sa voiture sur internet ? ©Getty - SEAN GLADWELL
Vente en ligne : acheter sa voiture sur internet ? ©Getty - SEAN GLADWELL
Publicité
Résumé

Stellantis a dénoncé ses contrats avec tous ses concessionnaires européens : Carlos Tavares entend davantage utiliser le canal de la vente sur Internet, le symbole d'une économie en mutation rapide. Ce n'est que le début.

En savoir plus

Je reviens sur l’information à mes yeux la plus importante de la semaine dernière, l’information en tous cas la plus symbolique. 

"Stellantis" résilie ses contrats de concession en Europe

Ce n’est pas l’interrogation sur un possible retour de l’inflation, ce n’est pas la fusion évoquée entre TF1 et M6, ce n’est pas la négociation sur la création d’un taux d’imposition minimal des entreprises. C’est, je crois, l’annonce par Stellantis : le groupe automobile issu de la fusion entre PSA et Fiat-Chrysler, annonce qu’il résilie tous ses contrats de concession en Europe

Publicité

Avec un préavis de deux ans (précision utile tout de même), il envoie un message extrêmement fort aux milliers de concessionnaires de ses 14 marques. Ce message, c’est : les Européens vont de plus en plus acheter leurs voitures en ligne, sur Internet, et les concessions ne seront plus le point de passage obligé. En clair, la taille des réseaux va diminuer

Au printemps 2020, en plein confinement, Carlos Tavares, le patron de PSA, avait discrètement ouvert un site de vente en ligne, là on passe à une vitesse supérieure. Le choix du véhicule, l’offre de financement, l’estimation de la valeur de reprise d’un ancien véhicule, tout cela peut se faire par Internet, la voiture étant aussi livrée à domicile. 

Bien sûr, pour l’instant, cela reste marginal et Carlos Tavares a d’autres raisons de réduire le réseau (économiques et il y a un règlement européen qui change la donne), mais les constructeurs savent que la vente digitale sera meilleure pour leurs marges et leur permettra de recueillir des informations sur les clients qu’ils n’ont pas aujourd’hui.

Cette décision, c’est (donc) un symbole

C’est l’illustration que l’économie ne doit pas seulement retrouver son équilibre après une pandémie mondiale, mais qu’elle vit et va vivre dans les 10 années à venir un ensemble de révolutions qui vont changer beaucoup de choses : révolution écologique, révolution digitale, et révolution géopolitique – avec l’Asie qui challenge les Etats-Unis sur le plan technologique. Tout cela est hyper concret. 

Des exemples ? Les plates-formes de vidéos ont déjà tout changé ; la réouverture des commerces, mercredi, n’a pas suscité un rush phénoménal : eh bien, nous avons (peut-être) pris des habitudes d’achat par Internet sur lesquelles nous ne reviendrons pas ; samedi, les ministres européens des finances ont peut-être discrètement donné (nous dit le FT) leur aval à une plus grande contribution du transport aérien taxe à la lutte contre le changement climatique … 

Des exemples, il y en a des dizaines et la décennie à venir sera la plus renversante et passionnante depuis un siècle.

Références

L'équipe

Dominique Seux
Dominique Seux
Dominique Seux
Production
Dominique Seux
Dominique Seux