Quand les entreprises sont confrontées à des pénuries de pièces détachées. Ici un dérailleur de vélo.
Quand les entreprises sont confrontées à des pénuries de pièces détachées. Ici un dérailleur de vélo.
Quand les entreprises sont confrontées à des pénuries de pièces détachées. Ici un dérailleur de vélo.   ©Getty - Francesco Carta fotografo
Quand les entreprises sont confrontées à des pénuries de pièces détachées. Ici un dérailleur de vélo. ©Getty - Francesco Carta fotografo
Quand les entreprises sont confrontées à des pénuries de pièces détachées. Ici un dérailleur de vélo. ©Getty - Francesco Carta fotografo
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Résumé

Les consommateurs européens qui ne sortent plus et ne voyagent plus, achètent des biens. La demande à augmenté. La France et l’Europe ont des difficultés à s’approvisionner sur une dizaine de familles de produit, des aciers, des métaux non ferreux, du bois, des plastiques, et bien sûr des composants électroniques.

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C’est à la Une des Echos ce matin. Certains de nos auditeurs qui ont des vélos à faire réparer ou qui veulent en acheter constatent que c’est long. C’est parce qu’il y a une pénurie de dérailleurs. 

Ceux qui font construire une maison en bois doivent aussi se montrer patients : il y a une pénurie de poutres.

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Même chose pour les livraisons de meubles : on manque de vis.

Et ces derniers jours, on a craint des pénuries de papier-toilette en raison de tensions sur la pâte-à-papier - heureusement, c’était infondé. 

Que se passe-t-il ? 

La France et l’Europe ont des difficultés à s’approvisionner sur une dizaine de familles de produit, des aciers, des métaux non ferreux, du bois, des plastiques, et bien sûr des composants électroniques. Pourquoi ? Les consommateurs européens, qui ne sortent plus et qui ne voyagent plus, achètent des biens, des objets, la demande a augmenté. Tandis que de leur côté, les industriels, avec les incertitudes sur la pandémie, ont puisé dans leurs stocks avant de refaire des commandes à leurs fournisseurs – et maintenant tout le monde recommande en même temps. Il faut dire enfin que l’Asie et les Etats-Unis, qui repartent plus vite que l’Europe, passent avant. 

Bref, il y a des tensions un peu partout avec ici ou là des prix qui augmentent. Le problème est que cela menace la reprise.

Dernier exemple : avec les livraisons à domicile, sachez qu’il y a une pénurie mondiale sur les sachets de ketchup. 

Mais … que faire ?! 

La première solution, c’est de faire le dos rond. 

La deuxième c’est de réagir. Joe Biden réunit aujourd’hui 19 multinationales pour parler de la pénurie de semi-conducteurs. 

La troisième solution, c’est de s’interroger collectivement sur la politique du flux tendu et de zéro stock, et sur les chaînes de production, qui se sont étirées géographiquement et industriellement, probablement trop, pour gagner quelques centimes d’euros ou quelques euros sur des pièces venues du bout du monde.

Dans chaque voiture, il y a environ 3.000 pièces (hors visserie) qui viennent de dizaines de pays par containers. Tout le monde saute sur sa chaise en disant : relocalisation, relocalisation. 

C’est sûr, les entreprises doivent s’interroger. Mais les pouvoirs publics aussi doivent s’interroger, eux qui depuis 30 ans demandent aux entreprises de baisser leurs prix pour qu’ils puissent financer les systèmes sociaux par des hausses de prélèvements divers et variés sans peser sur le pouvoir d’achat.

Enfin, les consommateurs doivent s’interroger sur les prix qu’ils acceptent de payer. Ce qui est sûr : les choses peuvent changer mais on ne peut pas tout avoir.

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Dominique Seux
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