De l'argent pour se faire vacciner ?
De l'argent pour se faire vacciner ?
De l'argent pour se faire vacciner ?  ©Getty -  Kathrin Ziegler
De l'argent pour se faire vacciner ? ©Getty - Kathrin Ziegler
De l'argent pour se faire vacciner ? ©Getty - Kathrin Ziegler
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Résumé

Les Etats-Unis vont assez loin dans les incitations à la vaccination. En France, la culture n'est assurément pas la même, mais la question se posera si la campagne de vaccination bute sur des refus.

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La question est provocatrice parce que la France n’a pas la même culture que les Etats-Unis, mais c’est ce qui se passe là-bas pour encourager économiquement les récalcitrants. Un certain nombre d’Etats, comme la Virginie, versent 100 dollars à chaque vacciné de 16 à 35 ans, et des entreprises font de même ou offrent des chèques-cadeaux, des doughnuts etc. Dans le Michigan, un dispensaire spécialisé dans le cannabis offre même un joint sur présentation du certificat de vaccination ! 

Les Etats-Unis, pays où la santé est un produit de marché comme un autre, commencent à buter sur la résistance au vaccin. 

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Bon, la France n’en est pas encore là 

-encore que, on va y revenir. Ici, chez nous, c’est la question de l’offre qu’il faut résoudre d’abord. Emmanuel Macron et Jean Castex s’inquiètent (et mettent beaucoup de pression sur leurs équipes), ils s’inquiètent de cette première quinzaine de mai où il y a trois jours fériés (le 1er, c’était samedi, le 8 mai, samedi prochain, et le jeudi de l’Ascension) et deux dimanches. Cela va mieux qu’il y a quelques semaines, mais le week-end et les jours fériés restent encore « mous », et mettent en péril les objectifs fixés : il y a eu 130.000 vaccinations hier, contre 549.000 vendredi. 

On ne va pas accabler les auditeurs de chiffres, mais la semaine dernière, 1,8 million de premières injections ont été réalisées, il faut monter à plus de deux millions cette semaine et la suivante pour atteindre les 20 millions de vaccinés le 15 mai. 

C’est en réalité une énorme course de vitesse jusqu’à la fin juin : pour ne pas avoir à reconfiner, et parce que -c’est un point important-, on peut craindre un effondrement de la demande et de l’offre de vaccinations en juillet-août, avec les vacances et les déplacements. 

Comment faire ? 

Elargir les horaires d’ouverture des centres, motiver financièrement les vaccinateurs, trouver une solution sur pour le vaccin AstraZeneca, et aller chercher les Français un par un.

Inciter, oui, mais contraindre ?

Cela reste tabou, mais cela sera inévitable (en commençant par donner des avantages aux vaccinés) quand la vaccination sera ouverte à tous les âges. On saura dans les jours qui viennent quelle proportion de plus de 70 ans veulent être vaccinés. Aujourd’hui, un peu plus de 70% le sont. Le seuil sera-t-il 75, 80%, plus ? 

Sur le papier, une incitation financière marcherait sans doute (et cela coûterait moins cher que des tests répétés). Mais évidemment, on le disait en commençant, notre culture n’est pas la même qu’aux Etats-Unis. Les résultats non plus d’ailleurs. 

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Dominique Seux
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