Centre de dépistage de la Covid-19 à Paris Place de l'Hôtel de ville en décembre 2021 ©Getty - Edward Berthelot
Centre de dépistage de la Covid-19 à Paris Place de l'Hôtel de ville en décembre 2021 ©Getty - Edward Berthelot
Centre de dépistage de la Covid-19 à Paris Place de l'Hôtel de ville en décembre 2021 ©Getty - Edward Berthelot
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Résumé

Cela donne le vertige : pas loin de sept milliards d’euros l’an dernier pour mettre un écouvillon dans le nez et recevoir un résultat « positif » ou « négatif » - un milliard d’euros pour le seul mois de décembre... Mais c'est un succès !

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C’est un sujet économique parce que l’on assiste à quelque chose qui n’est pas si fréquent et qui mérite à la fois attention et je crois des compliments. Nous avons sous les yeux une politique publique qui fonctionne bien, et qui fonctionne bien, entre le secteur public et le secteur privé.

Chaque Français ou presque est désormais allé dans un centre de test anti-Covid, une pharmacie ou un laboratoire d’analyses médicales. 

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Et çà se passe la plupart du temps bien : il y a différents types de test (PCR, antigénique, plus ou moins rapide, plus ou moins précis), on est testé et on reçoit les résultats par SMS ou par mail. Rendez-vous compte : sur le seul mois de décembre, plus de 30 millions de tests ont été effectués – un million et demi la veille de Noël et çà continue de plus belle en janvier.

1- Le secteur privé fait son travail, avec une grosse logistique, des investissements dans des machines, un maillage territorial des pharmacies qui est un atout même s'il y a ici ou là des trous dans la raquette : 13.000 sur 22.000 pratiquent les tests ; et on a des grands groupes de laboratoires d’analyses.

2- Le secteur public fait son travail, avec l’assurance maladie à la manœuvre : le système SI-DEP qui communique les résultats et fait remonter les données quotidiennes et nominatives tourne rond. 

Bref, on a l’habitude en France de critiquer l’action publique, surtout quand cela se passe dans l’urgence, et encore plus d’être sévère quand le secteur privé est appelé au secours – on pourrait donner dix exemples de ratages.

Mais cette fois-ci, c’est plutôt une réussite.

Mais une réussite qui coûte cher !

Cela donne le vertige : pas loin de 7 milliards d’euros l’an dernier pour mettre un écouvillon dans le nez et recevoir un résultat « positif » ou « négatif » - un milliard d’euros pour le seul mois de décembre. Les pharmacies et les laboratoires d’analyse ont beaucoup travaillé, mais ils ont gagné beaucoup d’argent aussi.

Le coût moyen d’un test pour l’assurance maladie est actuellement de 36 euros, à comparer à l’euro cinquante des autotests vendus depuis quelques jours en grande surface …  La fiabilité n’est pas la même, mais quand même !

Ce n’est pas au moment où un effort considérable est demandé que l’Etat peut renégocier les prix avec les professionnels, mais ce sera inévitable. 

Au-delà, la question se posera de savoir s’il restera utile de se tester autant quand le virus circule autant, mais cela dépasse largement ma compétence économique.

Références

L'équipe

Dominique Seux
Dominique Seux
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