Le Tour de France féminin revient avec trois décennies d'absence. L'événement a pu rassembler des sponsors et donc générer des revenus. ©Getty - Anthony Collins
Le Tour de France féminin revient avec trois décennies d'absence. L'événement a pu rassembler des sponsors et donc générer des revenus. ©Getty - Anthony Collins
Le Tour de France féminin revient avec trois décennies d'absence. L'événement a pu rassembler des sponsors et donc générer des revenus. ©Getty - Anthony Collins
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Résumé

Le Tour de France féminin revient après trois décennies d’absence, il rassemblera 24 équipes et 144 coureuses.

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Huit étapes, plus 1.035 km de course, l’itinéraire a bien sûr été adapté par rapport au Tour masculin, mais l’évènement n’en suscite pas moins beaucoup d’intérêt.

Quel rapport avec l’économie, me direz-vous ?

Eh bien, c’est que tout un écosystème est en train de se mettre en place dans le cyclisme en particulier et le sport féminin en général.

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Aujourd’hui, on compte 180 jours de course professionnelle féminines diffusées à la télévision, contre une vingtaine à peine il y a dix ans. Malgré sa nouveauté, le Tour de France féminin sera diffusé dans 190 pays et il a réussi à attirer plusieurs sponsors. Le groupe ASO – l’organisateur du Tour de France depuis 1903 – sera aux manettes pour la version féminine. Et s’il ne compte pas atteindre l’équilibre financier dès la première année, il compte bien investir sur le long terme.

Même phénomène, encore amplifié, dans le foot féminin. L’équipe des Bleues qui affrontera en quart de finale ce week-end les Pays-Bas n’est pas assurée de gagner bien sûr, mais le succès d’audience devrait être au rendez-vous si l’on se fie aux plus de 5 millions de téléspectateurs qui ont soutenu les Bleues derrière leur poste de télévision pour le match d’ouverture de la compétition face à l’Italie.

L’UEFA estime à 63 millions d’euros les revenus engrangés pour cette compétition, un chiffre sans précédent, s’il le concrétise, dans l’histoire de la ligue féminine.

Un véritable engouement

Soyons tout de même prudent. Si le foot féminin, mais aussi le rugby ou encore le handball, réalisent de scores d’audience de plus en plus élevés à la télévision, on est encore loin des chiffres qui caractérisent le sport masculin.

Et si l’équipe de France féminine de foot devait gagner l’Euro, il n’est pas sûr que l’on verrait défiler une foule en liesse de supporteurs aux Champs-Elysées.

Enfin financièrement, on ne joue pas encore tout à fait dans la même catégorie. Prenons l’exemple des primes accordées par l’UEFA pour cet Euro féminin 2022 : en cas de victoire française, chaque joueuse devrait gagner à titre individuel 24.000 euros. Un montant en hausse certes, mais pour le même trophée, les joueurs français peuvent toucher autour de 400.000 euros.

Dans le sport aussi, le chemin vers la parité est encore long.