La cyber attaque contre le gazoduc aux Texas nous concerne tous ©Getty -  Thomas Trutschel
La cyber attaque contre le gazoduc aux Texas nous concerne tous ©Getty - Thomas Trutschel
La cyber attaque contre le gazoduc aux Texas nous concerne tous ©Getty - Thomas Trutschel
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Résumé

Une cyberattaque touche depuis plusieurs jours le plus grand oléoduc américain, avec demande de rançon. La vie de tous les jours est désormais concernées par le hacking.

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Depuis vendredi, un oléoduc de 9.000 kms de long qui va du Texas à New York et approvisionne la moitié de la côte Est en carburants, cet oléoduc est (si j’ose) en carafe parce que des cyber-hackers ont attaqué ses systèmes informatiques et exigent une rançon.

La pénurie d’essence menace et Joe Biden n’a pas exclu hier que la Russie soit dans le coup

Cela nous concerne aussi parce que les cyberattaques se multiplient sur des infrastructures qui touchent nos vies quotidiennes. 

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Ainsi en février, ce sont plusieurs hôpitaux français qui ont été agressés en Auvergne-Rhône-Alpes. C’est bien un changement de dimension. 

Pourquoi ? Parce que d'abord, ce sont les Etats qui ont utilisé les virus comme arme de guerre, et seulement eux. 

Le cas le plus célèbre porte un nom, StuxNet, ce sont les présidents Bush puis Obama qui, il y a quelques années, ont détruit à distance un millier de centrifugeuses du complexe nucléaire de Natanz, en Iran. 

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Ces tous derniers temps, ce sont les entreprises qui sont visées, avec souvent mais pas toujours (donc) des demandes de rançon

En février, le chantier naval des bateaux Bénéteau a été paralysé pendant un mois, on pourrait donner d’autres illustrations. En mars, retraversons l’Atlantique, une attaque massive a touché Microsoft, elle a été attribuée cette fois à des informaticiens proches de la Chine.

Bien sûr, l’explosion du télétravail depuis un an favorise également les attaques "low cost" contre les liaisons informatiques les plus fragiles des entreprises. 

Bref, cela se rapproche de M. et Mme tout le monde et les experts tremblent à l’idée que des pirates, un jour, décident de s’introduire dans les systèmes des feux de circulation des villes, avec les drames que l’on imagine facilement. 

Jusqu’où cela peut-il aller ?

Le pire, évidemment, serait le croisement du cybercrime et du terrorisme. La difficulté est l’inégalité des moyens mis en œuvre pour attaquer (il en faut peu) et pour se défendre (il en faut beaucoup). 

Le constat, enfin, est que les frontières existent là encore moins qu’ailleurs. Au total, pour cette pandémie virtuelle, le monde cherche clairement encore un anti-virus de la qualité de ce qu’est le vaccin Pfizer contre la pandémie sanitaire !

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L'équipe

Dominique Seux
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Production
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