En pleine coupe d'Afrique des nations, Bein sports actionne la nouvelle loi anti-piratage ©Getty - Visionhaus
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En pleine coupe d'Afrique des nations, Bein sports actionne la nouvelle loi anti-piratage ©Getty - Visionhaus
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Résumé

Bein Sports est la première chaîne de télé à actionner la nouvelle loi anti-piratage.

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Parce que nous sommes en pleine Coupe d’Afrique des Nations, compétition regardée autant par les dingues de ballons ronds que par les familles de la diaspora africaine partout dans le monde. A chaque CAN, le piratage grimpe en flèche, au détriment des diffuseurs ayant monnayé l’exclusivité. En France, Bein Sports, 15 euros par mois, sur laquelle on pouvait voir ce but de 35 mètres marqué par le Malawi contre le Maroc… Attention, les yeux….

Bein Sports vient d’obtenir du Tribunal judiciaire de Paris que les fournisseurs d’accès Internet (comme Free, Orange, Bouygues Telecom ou SFR…) bloquent l’accès aux sites de streaming qui diffusent illégalement les matchs…

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Les noms des sites pirates n’ont pas été communiqués, mais le nouveau dispositif légal voté en septembre permet d’ordonner carrément le déréférencement des contrevenants ou bien de les inscrire sur une liste noire afin que les intermédiaires (régies publicitaires, outils de paiement en ligne) ne travaillent plus avec eux.

En outre, lorsqu’un site aux pratiques frauduleuses est visé, les sites miroirs, c’est-à-dire les copies synchronisées qui pullulent sur la Toile, sont immédiatement éliminées.

Bref, Bein Sports a tiré en premier

Si Canal+, RMC Sport et Amazon Prime s’y mettent, on peut assister à un gros ménage sur le marché. Pour que vous mesuriez l’enjeu, 26% des internautes fréquentent des sites de streaming illégaux, aspirant des compétitions, des films, des feuilletons…

En 2020, on estimait à 3,5 millions le nombre de Français qui piratent spécifiquement le sport, en hausse de 70% par rapport à l’année précédente.

Le manque à gagner s’avère vertigineux pour les chaînes payantes, mais aussi pour les fédérations sportives qui vivent de leurs droits de retransmission. D’ailleurs, sont désormais habilités à saisir la justice, les diffuseurs, les clubs ainsi que le CSA, le régulateur devenu l’Arcom.

Cette loi, maintes fois réécrite, l’audiovisuel français la réclamait depuis des lustres. Elle constitue une réelle avancée, sans pour autant réussir à empêcher ce qu’on appelle l’IPTV, le fléau du sport. Une technologie qui permet de détourner toutes les chaînes du monde sur son écran. Succès galopant, bien que difficilement quantifiable. Il y a encore du boulot…

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Sonia Devillers
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