Britney Spears sur les réseaux sociaux : en rire ou en pleurer ?
Britney Spears sur les réseaux sociaux : en rire ou en pleurer ?
Britney Spears sur les réseaux sociaux : en rire ou en pleurer ? ©Maxppp - B4859 / Avalon
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Britney Spears sur les réseaux sociaux : en rire ou en pleurer ? ©Maxppp - B4859 / Avalon
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Résumé

La chanteuse américaine Britney Spears a fait une fausse couche et l’a raconté ce week-end sur Instagram.

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41 millions d’abonnés l’ont immédiatement relayé, la presse s’en est ensuite emparé. Longtemps, la fausse couche fut un non-dit, condamnant les femmes à vivre le renoncement de l’enfant à venir dans la solitude et la culpabilité. C’était LEUR échec. Jusqu’à ce que des voix planétaires brisent le tabou en médiatisant cette douloureuse expérience. Récemment, Meghan Markle, duchesse de Sussex, a publié une tribune dans le « New York Times » pour partager la sienne et encourager les femmes à exprimer la perte.

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D’autres, comme le footballeur Cristiano Ronaldo, qui détient le compte Instagram le plus suivi au monde, ont justement choisi ce réseau social pour annoncer un bébé mort-né. On ne soupçonne pas à quel point Instagram – intersection complexe de l’intime et du collectif - est devenu le lieu virtuel de la communion, y compris dans le deuil. Sur le réseau, le message de Britney Spears a recueilli 1,8 millions de cœurs et 79 000 commentaires de pure empathie.

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L’autre question que soulève ce récit de soi sur Instagram est celle du spectacle que Britney Spears y donne – en général - d’elle-même. Je rappelle que la chanteuse de 40 ans, ex-enfant star de Disney, puis prodige ultra-précoce de la pop-music, fut piétinée par la presse people jusqu’à sombrer dans la dépression, perdre la garde de ses enfants et se trouver placer sous la tutelle de son père.

Ce sont les réseaux sociaux qui l’en ont libérée, faisant pression sur le système judicaire grâce aux hashtag #freebritney brandi par des fans de tous les pays.

Redevenue pleinement autonome, la star se posta entièrement à poil pour fêter le droit à disposer de son corps et à disposer de son image.

Qu’en a-t-elle fait depuis ? Bien malin celui qui a compris

Elle est nue, souvent, elle joue avec ses seins. Sinon, elle sort tout ce qu’il y a dans son vestiaire moche et, mal maquillée, mal fagotée, elle présente ses habits à la caméra, comme une petite fille, en se dandinant nerveusement d’un pied sur l’autre. Parfois, elle esquisse une petite danse de rien ou elle montre son drôle de chien.

Le monde entier regarde cette femme sombrer. Sans acrimonie, mais sans savoir quoi en penser. Ce à quoi nous assistons est désolant et aussi immensément touchant. Sur Instagram, voyez-vous, rien n’est gratuit, le réseau s’avère avant tout un lieu où l’on se construit une image. Britney Spears s’acharne, elle, à la détruire. Faut-il en rire ou en pleurer ? A moins que la question soit : pourquoi continue-t-on de regarder ?

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Sonia Devillers
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