Journaliste en salle de presse à Pékin en 2022
Journaliste en salle de presse à Pékin en 2022 ©Getty - Valery Sharifulin
Journaliste en salle de presse à Pékin en 2022 ©Getty - Valery Sharifulin
Journaliste en salle de presse à Pékin en 2022 ©Getty - Valery Sharifulin
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À trois jours du début des jeux olympiques de Pékin, la tension est à son comble au sein des médias occidentaux censés couvrir l’évènement.

Contraintes sanitaires les plus sévères au monde, surveillance policière accrue et paranoïa aiguë quant à la présence de journalistes étrangers sur le sol chinois, les jeux de 2022 ne ressembleront en rien à ceux de 2008. Et la Chine multiplie les mises en garde pour le faire savoir.

De fait, le sort réservé - mi-janvier - aux envoyés spéciaux de Radio Canada a jeté un froid.

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Les tests chinois s’avèrent nettement plus sensibles que ceux réalisés dans les laboratoires canadiens.

Aussi, des journalistes vaccinés, testés négatifs avant leur départ se sont retrouvés positifs sur place et enfermés illico.

Perspectives peu réjouissantes pour les prochains partants et panique dans les rédactions : comment couvrir l’étendue des épreuves avec des effectifs interdits d’accès aux compétitions ?

Patinage artistique, ski, surf des neiges seront commentés, par écran interposé, depuis le Connecticut. Idem pour Eurosport. La chaîne envoie des reporters, mais tous les commentaires d’épreuves seront émis en cabine, de Paris.

France Télé et Radio France font partir des équipes plus réduites qu’à l’habitude, composées d’envoyés spéciaux, capables de s’adapter à toutes les disciplines si leurs confrères viennent à être écartés des circuits.

Rappelons que tous les participants, journalistes compris, seront interdits de circulation dans les trois zones de compétition, cantonnés à leurs hôtels et à des places attribuées dans des trains à grande vitesse reliant les sites sportifs et ils seront testés tous les jours.

Toutefois, si nombre de médias maintiennent le déplacement, comme "l'Équipe" notamment qui envoie 12 journalistes, c’est dans l’espoir d’avoir accès aux athlètes, de pouvoir offrir au public des interviews… de la chair, de l’humain, pas seulement des statistiques et de performances…

La méfiance n’en est pas moins de mise, notamment en matière d’espionnage électronique.

On parlait de quoi déjà ? Ah oui, la grande fête du sport…