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Résumé

En France, TF1 et M6 se marient. Aux États-Unis, on assiste à une autre mégafusion entre deux groupes de télévision.

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Entre Warner Media et Discovery. Warner Media est la maison mère de CNN, pionnière mondiale des chaînes d’info, de HBO, chaîne payante réputée pour avoir révolutionné les séries, de DC Comics, temps des super héros, mieux de Warner Bros, l’un des plus beaux studios d’Hollywood. Son nouvel allié ? Le groupe Discovery. Au départ, un beau bouquet de chaînes payantes, dont la chaîne Discovery elle-même, spécialisée dans le voyage et la découverte. Aujourd’hui, une planquée de programmes de télé-réalité qui cartonnent auprès des jeunes. Warner et Discovery pèsent à eux deux 43 milliards de dollars. Juste pour que vous vous fassiez une idée, on évalue notre nouveau géant français, TF1/M6, à 3,4 milliards d’euros. Dix fois moins, donc. 

Peu importe, chacun à son échelle, ces fusions témoignent de la même nécessité, de la même urgence : les chaînes doivent grossir face aux plateformes de vidéos à la demande, Netflix, Amazon Prime et consort… 

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Par ailleurs, l’union de Warner Media et Discovery, raconte un changement radical de stratégie. Pendant 10 ans, ce sont les groupes de téléphonie et les fournisseurs d’accès Internet qui ont mené la danse. Avec l’idée qu’on allait tous consommer des programmes de télé et des films de ciné sur nos tablettes, nos ordis et nos smartphones. Donc qu’il faudrait maîtriser d’un côté les tuyaux de la téléphonie et du web et de l’autre, les contenus – images et sons – à faire passer dedans. Je vous donne des exemples en France : Patrick Drahi possède à la fois SFR et BFM-TV ; la famille Bouygues détient à la fois Bouygues Telecom et TF1. Ce dogme économique porte un nom : la convergence. Puisque tout va converger vers un seul écran, celui de nos téléphones, tout va appartenir à une seule famille, celle de la téléphonie. Eh bien, c’est fini !

Aux États-Unis, Warner media avant d’être fiancé à Discovery appartenait à AT&T, un colosse de la téléphonie. AT&T s’est épuisé à vouloir batailler sur tous les fronts et s’est endetté. Il revient à sa première activité, l’internet et le mobile. Warner media s’en retourne faire des médias avec un groupe qui en fait déjà. Chacun chez soi, désormais. Le seul objectif : devenir plus gros que jamais.