La "pouletisation" une nouvelle manière de détourner les enfants de leurs écrans ©Getty -  photo by Kris Wong. www.kriswong.com
La "pouletisation" une nouvelle manière de détourner les enfants de leurs écrans ©Getty - photo by Kris Wong. www.kriswong.com
La "pouletisation" une nouvelle manière de détourner les enfants de leurs écrans ©Getty - photo by Kris Wong. www.kriswong.com
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Résumé

Cela se passe dans la ville de Bandung, en Indonésie. La municipalité a récemment lancé un programme étonnant : elle offre des poulets à tous les enfants. Des poulets vivants. L'opération a été baptisée « chickenization » : pouletisation, donc !

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Deux mille volailles ont été distribuées aux élèves des écoles primaires et des lycées de la ville. Et ce pour les éloigner de leurs smartphones. Il faut dire que l'addiction aux écrans, en Indonésie, est impressionnante : l'internaute moyen passe 8h36 par jour sur le web, selon une étude récente. 8h36. A titre de comparaison, en France, selon la même source, nous sommes à 4h38 par jour passées en ligne, en moyenne.

Il s'agit donc de « soigner » la frénésie d'écrans en offrant des poulets

Le maire de cette ville de deux millions et demi d'habitants explique très fièrement que grâce aux animaux, les enfants vont gagner en discipline : ils seront bien obligés de s'occuper de leur animal tous les jours, le nourrir, lui donner à boire... Mais son idée est loin de faire l'unanimité. Des voix s'élèvent contre cette distribution obligatoire : et si les enfants n'ont pas envie ? Beaucoup font valoir les risques sanitaires et de santé publique, la peur de la grippe aviaire n'est jamais loin. Et puis le bien-être animal : que vont devenir les poulets offerts à des enfants qui ne savent pas du tout comment s'en occuper ?

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Bref, pas sûr que l'opération « pouletisation » soit une idée brillante. Pour ma part, je ne peux pas m'empêcher de penser à un vieux souvenir... le tamagochi !

Le tamagotchi faisait fureur dans les cours d'école du monde entier dans les années 90

Alors voilà : il y a  trente ans, aux balbutiements des technologies numériques, des enfants apprivoisaient un animal virtuel sur écran, sans doute pour soigner leur manque de nature. Aujourd'hui, on donne à des enfants des poulets en chair et en plume pour tenter de les éloigner des écrans. A l'époque, les profs et les parents se plaignaient des tamagotchi car le jeu ne s'arrêtait jamais : si on arrêtait de le nourrir, il allait mourir ! Aujourd'hui, c'est justement parce que le poulet nécessite une attention permanente, et peut donc peut-être détourner des écrans, qu'on utilise ce procédé. Dans un cas comme dans l'autre, l’animal a bon dos.

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L'équipe

Dorothée Barba
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Dorothée Barba
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