C’est une femme qui va diriger la rédaction du « Washington Post » et c’est une première à la tête du grand quotidien américain. Portrait de Sally Buzbee, directrice de la première agence mondiale, Associated Press. ©Getty -  The Washington Post
C’est une femme qui va diriger la rédaction du « Washington Post » et c’est une première à la tête du grand quotidien américain. Portrait de Sally Buzbee, directrice de la première agence mondiale, Associated Press. ©Getty - The Washington Post
C’est une femme qui va diriger la rédaction du « Washington Post » et c’est une première à la tête du grand quotidien américain. Portrait de Sally Buzbee, directrice de la première agence mondiale, Associated Press. ©Getty - The Washington Post
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Résumé

C’est une femme qui va diriger la rédaction du « Washington Post » et c’est une première à la tête du grand quotidien américain. Portrait de Sally Buzbee, directrice de la première agence mondiale, Associated Press.

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Le vénérable Martin Baron prend sa retraite et l’on se doutait que ce monument de la presse américaine chercherait à nommer une figure du journalisme qui ne soit pas forcément un homme blanc. Etait pressenti Kevin Merida, plume du « Washington Post » et afro-américain. Mais, entre-temps, il est parti chapeauter le « Los Angeles Time », quotidien de la côte ouest qui a fouillé ses archives et opéré cette année une spectaculaire auto-critique en matière de racisme.

Bref, Jeff Bezos, homme le plus riche du monde et propriétaire du « Washington Post », a finalement choisi une femme

Pas n’importe quelle femme. La directrice des rédactions d'Associated Press (AP), la première agence de presse mondiale. 

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Elle s’appelle Sally Buzbee. Elle a 55 ans. Chez AP, 3 000 journalistes, travaillant dans 250 bureaux différents, étaient placés sous sa coupe. Le « Washington Post » a beau être un mastodonte, Sally Buzbee a piloté plus gros et plus puissant.

Cette femme a grimpé les échelons en couvrant, notamment, les grands conflits du Moyen-Orient et en dirigeant le bureau de Washington pendant les campagnes de Barrack Obama puis de Donald Trump. Sally Buzbee s’avère donc rompue aux coulisses de la politique américaine, si chère au lectorat du « Washington Post ». 

Il s’agit, ne l’oublions pas, du journal qui a révélé le scandale du Watergate et fait sauter le président Nixon.

C’est d’ailleurs l’un des enjeux à venir pour le « Washington Post »

Il a été, comme le « New York Times », littéralement dopé par la couverture du mandat de Trump. Les deux quotidiens se sont livrés une saine bataille éditoriale tirant largement vers le haut les deux titres en termes de qualité de contenu et de recrutement d’abonnés. Mais depuis l’arrivée au pouvoir de Joe Biden, l’audience baisse. Comme chez nous, être dans l’opposition profite à la presse.

On notera, par ailleurs, que de très nombreux médias américains se cherchent en ce moment un dirigeant : ABC News, CBS News, Reuters (autre agence de presse), Wired, Vox et HuffPost (trois sites d’info très influents). Cela s’explique. Les turpitudes trumpistes ont essoré les journalistes en première ligne. En outre, les mouvements #MeToo et Black Lives Matter ont secoué les médias, obligeant les rédactions à se poser des questions sur leur histoire et sur leur identité.

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Sonia Devillers
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