Le studio de la MGM ©Getty
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Résumé

Encore un méga-rachat à Hollywood... Hier, la Warner s’engageait dans une nouvelle fusion. Cette fois, c’est un autre studio, la MGM, qui est avalé par Amazon ! Mais où cela va-t-il s’arrêter ?

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La MGM, la Métro Goldwin Mayer, le lion qui rugissait au début des westerns quand j’étais petite, juste avant le générique mythique d'« Autant en emporte le vent » ou au commencement d’ « Un américain à Paris ». Ce lion-là, modernisé depuis quelques années, accompagne les derniers « James Bond ». Et c’est bien le problème.

Le prochain opus de 007, « Mourir peut attendre », a méchamment affaibli son studio historique. Le film a coûté 250 millions de dollars en production, auquel il faut ajouter des sommes colossales dépensées en promotion pour une sortie sans cesse ajournée par la pandémie. Afin de rentrer dans ses frais, la MGM aurait donc tenté de vendre son  blockbuster aux plateformes de vidéo à la demande. Celles-ci sont engagées dans une concurrence féroce et se montrent prêtes à débourser des sommes folles. Mais vous savez combien la MGM a voulu leur refourguer le prochain James Bond ? 600 millions de dollars. N’importe quoi…

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Morale de l’histoire, ni Netflix, ni Amazon Prime, ni Disney+, ni les autres n’ont accepté de débourser une somme aussi hallucinante. « Mourir peut attendre » sortira bien au cinéma en octobre. Et c’est le studio lui-même qui s’est retrouvé à vendre. Amazon n’a pas acheté le film, mais s’est offert toute la MGM pour 9 milliards de dollars.

Les deux s’y retrouvent : la MGM n’avait pas de plateforme pour exposer ses films et ses séries sur Internet, elle en a réellement souffert en période de fermeture des salles obscures. Quant à Amazon Prime, elle doit rivaliser avec HBO Max qui peut mettre en ligne tout le catalogue de la Warner, avec Disney+ qui peut mettre en ligne tout le catalogue de Disney et de la Fox et avec Peacok qui peut mettre en ligne tout le catalogue de Universal. Et Netflix là-dedans ? Netflix n’a pas de studio de cinéma dans sa soute, mais dépense 17 milliards de dollars par an pour produire des films attractifs ou pour en racheter.

Vous demandiez si cela pouvait s’arrêter ? Oui, ça peut, très brutalement. Si l’on considère que cette phénoménale surenchère audiovisuelle relève de ce qu’on appelle une bulle. Les bulles, ça éclate.