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Résumé

Même après le remaniement, il y a comme une impression de flottement à la tête d’Etat!

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Même après le remaniement, il y a comme une impression de flottement à la tête d’Etat!Oui, la non-campagne législative de la majorité, puis 3 semaines pour remplacer les ministres battus aux élections, le report de projets, l’abandon (pour l’instant du moins) de l’idée du Conseil National de la Refondation, le sentiment de dilution des priorités, le relatif mutisme de la 1ère ministre, expliquent ce flottement. Tout devrait se précipiter avec le discours d’Elisabeth Borne devant les parlementaires.

Discours déterminant parce que le centre névralgique de la politique s’est déplacé à l’Assemblée. Le gouvernement est minoritaire et donc devra, dans un 1er temps, obtenir des majorités ponctuelles et sans doute variables. Dès lors, par la force des choses, comme seule la cheffe du gouvernement est responsable devant l’assemblée, nous en viendrons à une pratique des institutions différente, à inventer, ou le président préside et la 1ère ministre gouverne vraiment, en recherchant le compromis plutôt que la victoire politique d’un camp.

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Oui, la non-campagne législative de la majorité, puis 3 semaines pour remplacer les ministres battus aux élections, le report de projets, l’abandon (pour l’instant du moins) de l’idée du Conseil National de la Refondation, le sentiment de dilution des priorités, le relatif mutisme de la 1ère ministre, expliquent ce flottement. Tout devrait se précipiter avec le discours d’Elisabeth Borne devant les parlementaires. Discours déterminant parce que le centre névralgique de la politique s’est déplacé à l’Assemblée.

Le gouvernement est minoritaire et donc devra, dans un 1er temps, obtenir des majorités ponctuelles et sans doute variables. Dès lors, par la force des choses, comme seule la cheffe du gouvernement est responsable devant l’assemblée, nous en viendrons à une pratique des institutions différente, à inventer, ou le président préside et la 1ère ministre gouverne vraiment, en recherchant le compromis plutôt que la victoire politique d’un camp.On n’a pas l’habitude de ce mode de fonctionnement.Oui, la non-campagne législative de la majorité, puis 3 semaines pour remplacer les ministres battus aux élections, le report de projets, l’abandon (pour l’instant du moins) de l’idée du Conseil National de la Refondation, le sentiment de dilution des priorités, le relatif mutisme de la 1ère ministre, expliquent ce flottement. Tout devrait se précipiter avec le discours d’Elisabeth Borne devant les parlementaires. Discours déterminant parce que le centre névralgique de la politique s’est déplacé à l’Assemblée.

Le gouvernement est minoritaire et donc devra, dans un 1er temps, obtenir des majorités ponctuelles et sans doute variables. Dès lors, par la force des choses, comme seule la cheffe du gouvernement est responsable devant l’assemblée, nous en viendrons à une pratique des institutions différente, à inventer, ou le président préside et la 1ère ministre gouverne vraiment, en recherchant le compromis plutôt que la victoire politique d’un camp.On n’a pas l’habitude de ce mode de fonctionnement.

Non, d’ailleurs on dit en ce moment que les choses trainent mais en Allemagne, (exemple pertinent puisque Berlin est constamment dans une situation qui force au compromis), il se passe de longues semaines, après les élections, le temps que se cristallise une coalition solide. En France, aujourd’hui, on part sur une tentative de majorité texte par texte. Peut-être qu’au fil des mois vont se dessiner les contours d’une majorité faite de quelques députés LR, socialistes ou écologistes, qui auront pris l’habitude de voter pour ou de s’abstenir afin de ne pas bloquer le pays. Si le gouvernement passe ses textes, sans accord, grâce simplement à l’abstention tacite du RN, il sera vite en difficulté.

Pour l’éviter il faudra que la majorité se montre plus souple. Mais si ça semble quand même assez mal barré, c’est que les oppositions disent n’envisager de ne voter que des textes qui reprendraient intégralement leurs propres solutions. On est loin d’idée du compromis. Leur attitude s’explique : l’Assemblée se pense fragile, sous le coup d’une dissolution, dans 3, 6, 12 mois. Alors chaque groupe parlementaire reste en mode campagne électorale. Chaque député est, dès lors, loin d’un état d’esprit du législateur serein, prêt à étudier chaque texte pour ce qu’il dit vraiment. Pour débloquer le compromis, c’est-à-dire par exemple pour détacher le PS et les écologistes de la NUPES, il faudrait que le président éloigne le spectre de la dissolution. Cela passe d’abord par une affirmation nette de la 1ère ministre.

Il faut donc demain un discours fort, politiquement marqué et ouvert à la fois ! D’une certaine façon, ces derniers temps, Emmanuel Macron, contradictoire, lent, sans majorité absolue, s’est quelque peu démonétisé. Son 2nd mandat ne peut être utile que si la 1ère ministre se révèle. Il faut donc un discours qui définisse clairement (et enfin !) le macronsime. Pour l’instant Elisabeth Borne n’a pas montré son caractère politique, sa force d’entrainement et de conviction. On ne voit pas, par exemple, sa patte dans le remaniement (très bayrou-philippien)… Elisabeth Borne peut-elle être une femme puissante, politiquement (Léa) On verra demain !

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Thomas Legrand
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