Portrait de la poétesse Ryoko Sekiguchi auteure de “961 heures à Beyrouth (et 321 plats qui les accompagnent)” (P.O.L).
Portrait de la poétesse Ryoko Sekiguchi auteure de “961 heures à Beyrouth (et 321 plats qui les accompagnent)” (P.O.L).
Portrait de la poétesse Ryoko Sekiguchi auteure de “961 heures à Beyrouth (et 321 plats qui les accompagnent)” (P.O.L). ©AFP - ULF ANDERSEN / AURIMAGES
Portrait de la poétesse Ryoko Sekiguchi auteure de “961 heures à Beyrouth (et 321 plats qui les accompagnent)” (P.O.L). ©AFP - ULF ANDERSEN / AURIMAGES
Portrait de la poétesse Ryoko Sekiguchi auteure de “961 heures à Beyrouth (et 321 plats qui les accompagnent)” (P.O.L). ©AFP - ULF ANDERSEN / AURIMAGES
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Résumé

Considérée comme une des nouvelles voix de la poésie contemporaine japonaise, Ryoko Sekiguchi se rend en 2018 à Beyrouth pour faire le portrait de la ville à travers sa cuisine, sans se douter des drames qui l'attendent. Aujourd’hui, elle publie “961 heures à Beyrouth (et 321 plats qui les accompagnent)” chez P.O.L.

avec :

Ryoko Sekiguchi (Écrivaine, poètesse, traductrice).

En savoir plus

kkElle ne cesse de condes Daft Punkses textes ce pays qu’elle a quitté pour, dit-elle, “rencontrer la France” : Ryoko Sekiguchi est née en 1970 à Tokyo et vit à Paris depuis 1997. Poète et traductrice, elle écrit en japonais et en français. Son œuvre est émaillée de ses attaches à différentes cultures, et fait notamment le pont entre ces « deux Orients » que sont le Liban et le Japon. 

Au printemps 2018, Ryoko Sekiguchi arrive à Beyrouth pour une résidence d’un mois et demi - 961 heures précisément - afin d’explorer la ville à travers le prisme de la cuisine, qui mêle des questions de transmission, de mythe, de tradition, des symboles culinaires, mais aussi de mémoire, des non-dits ou de fracture sociale. 

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Un paysage, une rencontre, un repas partagé, une saveur… 321 instantanés rythment cette visite et constituent son premier livre de cuisine : "961 heures à Beyrouth (et 321 plats qui les accompagnent)”, où chaque geste culinaire est une grammaire et chaque plat une page. 

Seulement le projet d’écriture original, comprendre une société multiethnique et multiconfessionnelle par les récits culinaires de chacun, est en partie bouleversé par les drames qui traversent Beyrouth en 2020, notamment la terrible explosion du port de la ville le 4 août. Le livre de Ryoko Sekiguchi est enfermé dans cette nostalgie d’un Beyrouth “d’avant la catastrophe”, et c’est peut-être ce qui fait toute sa richesse. 

46 min

Dans cette Heure Bleue, Ryoko Sekiguchi sera rejointe par Kamal Mouzawak, food activist libanais qui tente depuis plusieurs années de rassembler son pays divisé autour de la cuisine. Fondateur de l'ONG Make Food Not War, il fait travailler ensemble des fermiers de toutes confessions dans le marché bio Souk el Tayeb à partir de 2004, et ouvre en 2009 le restaurant Tawlet à Beyrouth. 

54 min

En février 2022, il prévoit de lancer à Paris un marché mettant en valeur les petits producteurs et la cuisine familiale du Pays du Cèdre.

Musiques : 

  • Brassens, Les bancs publics en version japonaise par Koshiji Fubuki 
  • Auf dem Frusse  « Winterreise » de Schubert interprété par Nathalie Stutzumann
  • Laura Cahen, La jetée 

Archives : 

  • Extrait de l’Heure Bleue du 12 septembre 2018 : Pascal Quignard à propos du « perdu » et des fantômes
  • Extrait de l’Abécédaire de 1995 avec Claire Parnet : Gilles Deleuze V comme Voyage
  • Archive Ina du 2 avril 1964 : Roland Barthes à propos du langage de la nourriture
  • Archive du 17 mars 2011 (Olivier Carrow pour France 2) : Séisme, Tsunami et Fukushima au Japon : le récit d’une catastrophe

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