Portrait du dramaturge, scénariste et écrivain, Jean-Claude Grumberg, à Paris, le 5 février 2020. ©AFP - Joël Saget
Portrait du dramaturge, scénariste et écrivain, Jean-Claude Grumberg, à Paris, le 5 février 2020. ©AFP - Joël Saget
Portrait du dramaturge, scénariste et écrivain, Jean-Claude Grumberg, à Paris, le 5 février 2020. ©AFP - Joël Saget
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Résumé

Dans "Jacqueline Jacqueline" (Seuil), Jean-Claude Grumberg rend un tendre et émouvant hommage à la femme qu’il a perdue en 2019. Dans l'Heure Bleue, cet éternel mélancolique nous racontera la rencontre, l’amour, comment l’aimée l’a sauvé de lui-même, plusieurs fois et bien plus encore.

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Homme de théâtre, homme de lettres, Jean-Claude Grumberg, dont les pièces ont été jouées jusqu’au Japon, a souvent mêlé son œuvre à son destin d’après-guerre, celui d’un survivant en quête de souvenirs et de mémoire. Sa célèbre pièce de 1979, L’Atelier, qui décrivait le huis clos d’ouvriers travaillant dans la confection parisienne au tournant des années 1940 et 1950, retraçait aussi son parcours d’apprenti-tailleur né en 1939, coincé entre une jeunesse à vivre et l’attente improbable puis le deuil du père, assassiné à Auschwitz. 

Son dernier roman, Jacqueline Jacqueline, est dédié à sa femme, disparue en 2019. Ce dernier roman est divisé en chapitres dont certains sont des notes de chevet, d’autres des nouvelles. Il est peuplé de souvenirs : un cours de Tania Balachova quand l’auteur n’est encore qu’apprenti comédien et tailleur pour gagner sa vie, un voyage à la Barbade...

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31 min

Dans l'Heure Bleue, il sera difficile de ne pas être touché, tant les paroles du romancier débordent d'émotions. 

Il nous parle avec tendresse et humour de celle qu'il ne pouvait pas s'empêcher de toucher, lorsqu'elle était assise à côté de lui, de cette moitié qui partage sa vie et qui habite désormais perpétuellement son esprit et ses souvenirs. Sans s'en rendre compte, lui qui demeure loin de sa moitié, nous rend aussi étrangement jaloux, car nous souhaiterions tous avoir l'occasion de rencontrer une Jacqueline, et de mener une si grande histoire que celle qui fut la leur. 

C'est un magnifique hommage qu'il rend à son épouse mais aussi à l'amour, qui sait se déployer dans le temps comme dans la maladie et la souffrance, mais dont on ne garde pourtant en l'esprit en éteignant notre radio que la beauté et la joie qui s'y rattachent. 

Musiques  :  

  • A Paris de Yves Montand
  • Yanke’le de Chava Alberstein 
  • Histoires d’amour de Gaël Gaye

Archives :

  • Georges Perec lit un extrait de Je me souviens - Archive non identifiée 
  • André Gorz sur Lettre à D.- Archive Ina du 20 décembre 2006 
Références

L'équipe

Laure Adler
Production
Anne-Sophie Dazard
Coordination
Louise Douillet
Stagiaire