La foi : ouvrir le champ des possibles avec Marie-Christine Bernard et Anne Soupa ©Getty - David Díez Barrio
La foi : ouvrir le champ des possibles avec Marie-Christine Bernard et Anne Soupa ©Getty - David Díez Barrio
La foi : ouvrir le champ des possibles avec Marie-Christine Bernard et Anne Soupa ©Getty - David Díez Barrio
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Résumé

Dans l’Heure Bleue, nous entendons en ce lundi de Pentecôte deux voix féministes et subversives guidées par la foi chrétienne. La place des femmes au sein de l’Eglise, l’importance de la laïcité, et toute l’amplitude du verbe “croire” aujourd’hui : rencontre avec Marie-Christine Bernard et Anne Soupa.

avec :

Marie-Christine Bernard, Anne Soupa (Bibliste).

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“Une idée folle”, c’est ainsi qu’Anne Soupa évoque dans son livre “Pour l’amour de Dieu” (Albin Michel) l’initiative qui a engendré tant de débat au sein de l’Eglise depuis plus d’un an : sa candidature à la charge d’archevêque de Lyon à la suite du cardinal Barbarin, alors que seuls les hommes peuvent en théorie prétendre à ce titre. Les raisons de son geste ? Aucun argument théologique n’est recevable contre l’ordination des femmes. 

La surdité de l’Eglise est une tragédie.” 

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La foi selon elle : un appel vers plus grand que soi. Mais de ce Dieu elle ne peut rien dire, à part qu’elle y croit. Elle se refuse à parler de lui par peur qu’on ne l'instrumentalise. Croire, au fond, ne serait pas une affaire de crédulité mais de confiance, dans l’idée d’être aimé de quelqu’un qui n'a pas de représentation. 

Chez elles, la provocation n’est jamais gratuite. Anne Soupa dialogue ce soir avec la théologienne Marie-Christine Bernard, qui a passé 22 ans au sein d’une congrégation religieuse qu’elle a quitté lorsque sa foi l'a guidée dans une autre voie : elle travaille une dizaine d’années dans le secteur social et monte aujourd’hui sur les planches.

Dans son ouvrage La laïcité, ça repose Dieu (Le Passeur éditeur), Marie-Christine Bernard défend la laïcité à la française, qu’elle voit comme un rempart aux conflits entre les droits humains et les principes religieux, et non comme une attaque à la foi. 

53 min

Toutes deux rejettent le dogmatisme dont usent certains responsables religieux. Elles n’ont pas la prétention de penser Dieu mieux que les autres, car il n’y a sur un chemin de foi que des élans et des balbutiements, jamais de preuve : le temps est venu de se débarrasser des mythes fondateurs. 

Au XXIe siècle, nous ne pouvons plus vivre avec des dogmes qui nous emprisonnent.”

Vous pourrez voir Marie-Christine Bernard sur les planches le 11 juin au Théâtre Chevilly-Larue, dans une pièce composée de récits sur la spiritualité, mise en scène par Didier Ruiz, “Que faut-il dire aux hommes ?