Portrait du metteur en scène, acteur, réalisateur et écrivain Peter Brook au théâtre des Bouffes du Nord à Paris le 27 février 2018.
Portrait du metteur en scène, acteur, réalisateur et écrivain Peter Brook au théâtre des Bouffes du Nord à Paris le 27 février 2018.
Portrait du metteur en scène, acteur, réalisateur et écrivain Peter Brook au théâtre des Bouffes du Nord à Paris le 27 février 2018.  ©AFP - Lionel BONAVENTURE
Portrait du metteur en scène, acteur, réalisateur et écrivain Peter Brook au théâtre des Bouffes du Nord à Paris le 27 février 2018. ©AFP - Lionel BONAVENTURE
Portrait du metteur en scène, acteur, réalisateur et écrivain Peter Brook au théâtre des Bouffes du Nord à Paris le 27 février 2018. ©AFP - Lionel BONAVENTURE
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Résumé

Chercher le dépouillement pour retrouver l’essence du théâtre ? “La Tempête”, ultime œuvre de Shakespeare, est une énigme. Le metteur en scène Peter Brook, qui propose une version épurée et concentrée de cette fable où rien ne semble pouvoir être pris à la lettre, est ce soir l’invité de l’Heure Bleue.

avec :

Peter Brook (metteur en scène et réalisateur).

En savoir plus

Source vive dont la richesse semble inépuisable, le théâtre de William Shakespeare fascine depuis des générations les metteurs en scène de tous horizons. De 1957 à 1991, Peter Brook monte plusieurs fois sa dernière œuvre, “La Tempête”, qui met en scène le duc de Milan Prospero luttant contre ses déchaînements intérieurs. 

En 2020, avec la collaboration de Marie-Hélène Estienne, Peter Brook décide de repartir à la découverte des trésors secrets de la pièce avec un petit groupe de comédiens. Un rectangle de sable, avec au fond, côté cour, un rocher. De ce travail de recherche naît le “Tempest project”, un spectacle où il renoue avec la symbolique shakespearienne et le merveilleux de la pièce originale, dans une version dépouillée de tout artifice scénique. 

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53 min

Ce soir, Peter Brook nous offre une leçon de théâtre, en même temps que de vocabulaire. Pour lui, rien de plus ennuyeux que le mot “répétition”, qui suggère que l’on exécute plusieurs fois la pièce à l’identique, à l’opposé de la déconstruction permanente qu’implique la préparation d’un spectacle. D’ailleurs, autant se détacher de ce qui a déjà été dit en la matière : lui se méfie de toute référence savante sur l'œuvre de Shakespeare, nous dit-il. 

Ca m’enlèverait toute possibilité d’avancer, puisque je travaille sur l’inconnu.” 

C’est bien de continuer avec la tempête, en ce moment. C’est un mot qu’on n’utilise jamais, qui n’a rien de spécial, et regardez comme il s’incarne dans tout ce que l’on vit aujourd’hui ”. 

Et à l’inverse, les maux actuels résonnent avec force dans les tirades de Prospero, qui dans la pièce prononce à plusieurs reprises le terme de “confinement”. 

Musiques : 

  • Miriam Makeba, "Forbidden Games"
  • Ravi Shankar, "Raga Adana"
  • Raphael, "Le train du soir" 

Générique Veridis Quo des Daft Punk