Le photographe, photojournaliste et dessinateur Henri Cartier-Bresson en 1961.
Le photographe, photojournaliste et dessinateur Henri Cartier-Bresson en 1961.
Le photographe, photojournaliste et dessinateur Henri Cartier-Bresson en 1961.  ©Getty - Ray Fisher / La collection LIFE Images
Le photographe, photojournaliste et dessinateur Henri Cartier-Bresson en 1961. ©Getty - Ray Fisher / La collection LIFE Images
Le photographe, photojournaliste et dessinateur Henri Cartier-Bresson en 1961. ©Getty - Ray Fisher / La collection LIFE Images
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Résumé

L'exposition "Henri Cartier-Bresson. Le Grand Jeu" est un projet inédit autour de la Master Collection du photographe, l’écrivain Javier Cercas, l'un des cinq commissaires invités, est au micro de l'Humeur Vagabonde

avec :

Javier Cercas (Ecrivain).

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Le travail de l’écrivain, selon Georges Perec, qui publiait alors La Vie Mode d’emploi, est d’abord affaire de regard. Regarder les choses, les hommes, les paysages, de suffisamment près pour fissurer la réalité et laisser entrer l’imaginaire. Avant lui Flaubert l’avait déjà posé en principe : il suffit, écrivait-il à Louise Colet, de regarder assez longtemps une chose, même la plus banale, pour qu’elle devienne intéressante. Encore faut-il, au départ, et comme on dit, « avoir l’œil ». Celui du photographe ou celui de l’écrivain, un œil d’enfant pour s’émerveiller de l’envol d’un oiseau, et un œil de vieillard pour déceler derrière ce bruit d’ailes la menace qui l’a provoquée. 

Photographier l’instant avant qu’il ne passe, et puis écrire l’histoire qui surgit, comme le dit Perec, dans le craquement de la réalité fixé sur la pellicule.

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L’écrivain espagnol Javier Cercas a l’œil. Conteur hors pair, peintre de la complexité des âmes et des zones grises où ses héros tentent de vivre, il tisse des récits où s’entremêlent vérité et fiction, héroïsme et trahison, histoire et oubli, pour finalement nous laisser, à la dernière page, avec nos questions en suspens. 

Ecrire autour du mystère, de ce point aveugle qui existe dans toutes les bonnes histoires, cette énigme que seul le lecteur saura interpréter, s’il le souhaite, c’est à nouveau ce qui fait la force de Terra Alta , traduit par Alexandar Grujicic et Karine Louesnon, tout juste paru chez Actes Sud. 

Ecrit sous forme de polar, ce récit parle de la quête de rédemption d’un homme, Melchior Marin, devenu flic après un séjour en prison où il a découvert, avec Les Misérables, la puissance émancipatrice des romans. 

Et, en un parallèle troublant, Javier Cercas, nous propose, dans le cadre de l’exposition Cartier Bresson « Le Grand Jeu » à voir à la BnF jusqu’au 22 août, sa sélection d’une cinquantaine de clichés du maître, en nous invitant à chercher au-delà de leur fausse évidence.

A voir

L'exposition HENRI CARTIER-BRESSON Le Grand Jeu jusqu'au 22 août (Site François Mitterrand) 

A lire 

  • Terra Alta  de Javier Cercas qui vient de paraitre chez Actes Sud 
  • Le catalogue de l'exposition : HENRI -CARTIER BRESSON LE GRAND JEU (BNF Editions) 
  • Les voix d'Henri Cartier- Bresson, et de Georges Perec  est extraite des  archives de l'INA
  • Lecture de "Terra Alta" par Jean Leymarie

La programmation musicale 

Manu Chao: Me Llaman Calle