Jonathan Cohen à Cannes
Jonathan Cohen à Cannes
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Jonathan Cohen à Cannes ©Maxppp - SEBASTIEN NOGIER
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Résumé

Après avoir cherché l’amour dans La Flamme, “Maaaarc” revient cette fois en tant qu’aventurier sur une île déserte le 23 mai sur Canal +. Jonathan Cohen, producteur, comédien et réalisateur, dévoile avec humour les coulisses de sa série.

avec :

Jonathan Cohen (Comédien).

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« Ce matin, grand remplacement de la télé-réalité par celui qui joue à la parodier.

Il s’en prend cette année à Koh Lanta, pas un vague concours de séduction qui est déjà le pastiche de lui-même, non, Koh Lanta, jeu de survie cultissime que les téléspectateurs français suivent depuis 20 ans avec une application, un sérieux et une hargne à nulle autre pareille.

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Parce qu’à la fin, il n’en restera qu’un, Jonathan Cohen court le risque soit de se faire dévorer par un candidat affamé, soit de se faire pilonner par un Denis Brogniart qui voudrait se venger. Profitons-en tant que Jonathan est encore vivant, on a deux ou trois questions sur les règles du pastiche à lui poser. »

Jonathan Cohen est l'invité de Sonia Devillers dans L'instant M. Il présente sa nouvelle série Le Flambeau, la suite de La Flamme, diffusé sur canal + dès lundi prochain.

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Aujourd'hui. Vraiment, on peut tout parodier. Après ça demande quand même une énergie.

Selon Jonathan Cohen, le pastiche est un pari risqué. C’est un type de comédie difficile à maîtriser, qui peut être raté s’il est mal exécuté. Il explique les règles du genre à Sonia Devillers.

S'inspirer d’un genre connu du grand public : la télévision

Pour lui, le premier ingrédient est de s’appuyer pour la base du scénario sur un référentiel commun. « Il faut puiser dans une espèce d'inconscient pop culture, pour qu'on puisse en rire ensemble. Il faut que même les gens qui ne regardent pas Koh-Lanta sachent en gros de quoi ça cause et comment ça marche. Sinon, personne ne se marre. »

La série s’inspire largement des jeux télévisés. C’est un univers qui inspire Jonathan Cohen : « Je suis un grand fou de la télé. Moi, j'ai regardé tous les programmes. Quand j'allais chez ma grand-mère, j’étais réglé comme du papier à musique. Amour, Gloire et Beauté, après, Motus, Les Feux de l'amour à 12 h. Et après, y avait le Renard ou Derrick. Je connaissais tous les programmes télé. » C’était donc tout naturel pour lui de s’inspirer de cette pop culture pour faire rire.

La première saison de sa série, La Flamme, était adapté de Burning Love. Un pastiche de la téléréalité Le Bachelor avec Ben Stiller. Un homme entouré de prétendantes doit trouver l’amour. Sauf qu’ici, le personnage principal est totalement bête.

La saison 2, Le Flambeau, pastiche un nouvel univers de la télé. Le jeu d’aventure, à la Koh-Lanta. Au programme, un casting solide. Kad Merad, Jérôme Commandeur, Géraldine Nakache, Ramzy Bédia, Pierre Niney, Gérard Darmon, Jonathan Lambert et Ana Girardot s’affrontent sur une île déserte en tentant de survivre.

Le comédien en dit plus : « On a repris des personnages de la saison 1, plus des nouveaux dont Kad Merad ou encore Mister V plein, plein de gens déments. »

Les jeux d’aventures

Nouvelle saison, nouveau décor et nouvelles problématiques. La Flamme tournait principalement autour de la séduction, des rapports homme-femme et de la sexualité. Mais le flambeau aborde des thématiques beaucoup plus larges.

Dans "Koh-Lanta", il y a un panel. C’est toute la société française qui se balade. C’est ça qui est intéressant.

Les codes de ce nouvel univers lui permettent d’introduire de nombreux archétypes comme un complotiste, le membre d’une secte ou encore un aventurier raté.

C’est une arène, dans laquelle je peux mettre n'importe quoi.

Jonathan Cohen évoque son rapport à Koh-Lanta : « Je suis un grand fan de Denis. Parce qu'il a quand même créé quelque chose. Il a créé Denis Brogniart. Il s'est auto engendrée et ça, très peu de personnes l'ont fait avant lui.

C'est quand même une émission où les enjeux sont tel que chacun des participants donne sa vie pour pas-grand-chose au final. » Et c’est cette particularité qui l’intéresse. « Plus les enjeux sont forts, plus ils vont déployer des tonnes d'énergie pour aller au bout. Et comme nous, nos personnages sont tous un peu fous et débiles aussi, ça les pousse à être encore plus débiles. »

C'est absolument génial puisque dans la comédie, il faut toujours trouver un levier qui va faire avancer le curseur le plus loin possible. Et il faut que ça reste crédible. Dans "Koh-Lanta", ça reste toujours crédible de toute façon.

Garder son sérieux

Jonathan Cohen insiste sur le sérieux que doivent avoir les acteurs et les scénaristes. « Il faut jouer ça très sérieusement. C'est la règle. Il y a une frontière très fine entre le sketch et le pastiche. C'est la grande bataille. » La différence selon lui se situe dans l’immersion. Avec un pastiche, le spectateur est réellement dans l’histoire, tandis que le sketch reste dans la dérision permanente.

Pour mieux comprendre, lors de la préparation de l’émission, il a été très difficile pour l’équipe de trouver des extraits sonores, où l’on comprend que c’est une parodie. Sans l’image, on pourrait croire qu’il s’agit d’une réelle émission télévisée, tellement le jeu est sérieux.

Il faut croire aux règles, croire au jeu, croire aux épreuves, croire à tout le décorum. Sinon, on est tenu par rien et on rit peut-être un peu moins.

L’importance de l’improvisation

Depuis ses apparitions dans Bloqués en tant que Serge le mytho, aux côtés de Gringe et Orelsan, Jonathan Cohen est connu pour son goût pour l’improvisation. C’est tout naturellement qu’au sein de sa série, l’improvisation soit primordiale.

Jonathan Cohen : « Il y a le point A et le point B. On sait qu'on doit aller au point B, mais sait-on comment on va aller au point B ? Et c'est là où intervient l'impro. On connaît le début de la scène, ce qu'elle va raconter et c'est là qu'on peut prendre des petits chemins de traverse, improviser, trouver peut-être des meilleures vannes, des choses qui se trouvent sur le moment, des choses qui nous viennent. »

Il évoque notamment les scènes d’improvisation très réussies avec Pierre Niney, qui joue le rôle du psychiatre de l’émission, le Docteur Juif. « Tout de suite, il rebondit, parce que c'est un tennisman de haut vol. »

Références

L'équipe

Sonia Devillers
Sonia Devillers
Sonia Devillers
Production
Marion Philippe
Collaboration
Redwane Telha
Collaboration
Anne-Cécile Perrin
Collaboration
Anna Finot
Stagiaire