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La journaliste Mireille Dumas, mars 2020 ©AFP - BERTRAND GUAY
La journaliste Mireille Dumas, mars 2020 ©AFP - BERTRAND GUAY
La journaliste Mireille Dumas, mars 2020 ©AFP - BERTRAND GUAY
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Résumé

L'ancienne présentatrice sur France 3, est au cœur d'un documentaire diffusé demain soir sur France 3 à 21h05. Elle y revient, de même que dans son livre "Rencontres inoubliables", sur les confessions qui l'ont marquée, décrivant par là même la naissance des plateaux télé de témoignages.

avec :

Mireille Dumas (Productrice et animatrice de télévision).

En savoir plus

Fabrice Lucchini, Hugues Aufray, Dany Boon, Charles Aznavour, Claude Chabrol, Yannick Noah, Guy Bedos, mais aussi une foule de Français en tous genres – et quand je dis « en tous genres », je pèse mes mots » - se sont confiés au micro de Mireille Dumas qui ressort 40 ans d’archives. 

« Bas les masques », « Vie privée vie publique », « Le Passé retrouvé » et une kyrielle de documentaires-portraits ou comment l’humain s’est raconté à la télé, alliant l’intime à l’universalité. Passionnant de revoir tout cela aujourd’hui. Passionnant car ce qui était parfois critiqué, jugé racoleur ou psychologisant jusqu’à la caricature, semble avoir ouvert la voie. Passionnant car dans le témoignage, le témoin ne fait pas tout. Celui qui l’interview n’est pas seulement là pour l’écouter. Mireille Dumas, histoire d’une journaliste qui a imposé ses thèmes, ses sujets, ses convictions, ses combats en ayant toujours l’air de laisser la parole aux autres.

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Extraits de l'entretien 

Sur les milliers d'invités que vous avez interviewés, comment raconter l'intime ? 

"J'ai permis à certaines personnes qui étaient dans la marginalité aussi d'apporter leur témoignage. Et moi, ce qui m'a intéressé tout au long de ces années, c'est finalement d'avoir pu parler de ces perceptions de l'intime et de la place de l'individu dans la société. 

Parce qu'évidemment, ce n'est pas que l'intime pour l'intime qui m'intéresse. Ce qui m'intéresse, c'est l'individu dans sa globalité avec sa créativité, avec son engagement, avec ce qu'il fait.

Ce qui m'intéresse dans ces entretiens, c'est de porter d'abord un autre regard sur ces personnalités, de les découvrir autrement et de voir surtout comment elles se sont construites."

Dans la presse, on disait aussi que vous faisiez du racolage. 

"Les deux premières années, c'était formidable. Et tout à coup, le racolage est venu avec le "reality show". Au milieu des années 90, 93, 94, c'est avant la télé-réalité, ce sont les émissions de Jean-Marc Morandini, qui reprenait les mêmes thèmes [que moi] mais qui n'était que dans du témoignage pur. 

Je mettais en perspective, il y avait des professionnels de la question qui venaient, des juges et des assistants sociaux. Lui faisait du spectacle, et c'était à l'opposé de ce que je faisais, et il y a eu amalgames."

Vous avez été l'une des premières à vous intéresser à la question des personnes transgenres et des transsexualités, alors que personne n'en parlait à l'époque. 

"J'ai expliqué parce que c'était quelque chose de très vaporeux dans la tête du public, de tout le monde. Justement j'expliquais que ce n'était pas une question de sexualité, mais d'identité. J'en ai fait tout un film, mais à l'époque, ce qui était formidable dans les années 90, quand ce film est sorti, c'est que 7 millions de personnes l'ont regardé à 22h30. Ça fait rêver. 

Ce qui m'a beaucoup touché, c'était les personnes qui disaient : "enfin, on a compris ce qu'était un travesti, ce qu'était un transsexuel, ce qu'était un homosexuel." Il y avait même des confusions de ce genre. 

Références

L'équipe

Sonia Devillers
Sonia Devillers
Sonia Devillers
Production
Redwane Telha
Collaboration
Anne-Cécile Perrin
Collaboration
Glenn Gillet
Collaboration