Nagui
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Nagui - Nathalie Guyon / FTV
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Résumé

Alors que la nouvelle est tombée ce matin, Nagui s'apprête à célébrer la 5 000e de "N'oubliez pas les paroles !". Une émission spéciale sera diffusée ce jeudi à 19h10 sur France 2, près de 15 ans après la toute première édition.

avec :

Nagui (Animateur télé et radio).

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Nagui – vous aurez votre dose dans deux heures. Mais avant la Bande Originale, on le passe à la question. Pilier des audiences en journée et avant soirée sur France 2, il annonce lâcher son jeu télé du midi pour conserver celui de 18h40, N’oubliez pas les paroles dont il fête la 5000ème . 

Et pour faire grossir ses activités de producteur du côté de la fiction. Le service public ne peut rien lui refuser, c’est une chose, mais à l’heure où tout le marché de l’audiovisuel se reconfigure face aux géants de la vidéo en ligne on se demande si le jeu télé a encore un avenir dans les nouveaux usages de consommation des images. Il y a des jeux sur Netflix ? Non.          

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L'arrêt de "Tout le monde veut prendre sa place"

Par manque d'appétit, tout simplement. Tant qu'on a envie de faire des choses, on les fait bien. En tout cas, je pense qu'on les fait mieux que quand on se force.

Nagui : "Je trouve que c'est bien aussi d'arrêter au moment où il le faut. L'émission, elle va continuer avec d'autres d'autres talents. Je ne suis pas inquiet. Je me retire en laissant tout, tout en place et sans réclamer quoi que ce soit de la suite. "

Sonia Devillers : Vous aviez souhaité que le format évolue ?

"Je pense qu'un jeu quotidien, qui lui aussi va arriver à son 5 000e épisode, se doit de suivre d'abord l'air du temps, ne serait ce qu'en termes de couleurs, de décors, de musiques, de générique, mais aussi de rythme. Et ce rythme était, à mon sens, beaucoup trop porté sur l'animation. Il y avait plus d'interviews et de vannes que de jeu, ce qui était peut être original au début. Mais ce qui, je pense, pouvait aussi commencer à saouler ceux qui regardent."

Le succès de "N'oubliez pas les paroles"

"N'oubliez pas les paroles n'est jamais resté plus de deux ans exactement dans la même mécanique. Déjà, on a changé la mécanique. Ensuite, on a changé de musiciens. On a changé évidemment une partie du décor, on a mis des ambianceurs, on a mis des nouvelles règles du jeu, c'est à dire que ce jeu est en évolution permanente. Résultat on a encore fait 4 millions hier soir et on est régulièrement leader, même avec les redifs."

Face à une production en face sur TF1, qui s'est beaucoup musclée. TF1 enchaîne les succès en ayant justement lâché les jeux et en ayant misé sur la fiction. Deux fictions qui s'enchaînent et qui cartonnent.

Et qui coûtent cinq fois plus cher à l'antenne, puisque vous parlez de l'utilité des Jeux, il y a aussi ça qui rentrent en facteur de réflexion, c'est à dire que le coût d'un jeu est cinq fois inférieur à celui d'une fiction. 

Nagui, producteur de fictions

L'école de la vie, ce sera donc sur France 2. C'est l'histoire d'un couple qui trépigne à l'idée d'accueillir un bébé. Il va y avoir un drame au moment de l'accouchement. Ce qui est assez intéressant, c'est que ce drame, on va le raconter par le prisme du père, alors que c'est souvent un sujet féminin. Il se trouve que ce type est prof et il se trouve que pour arriver à se reconstruire, il va surinvestir son métier de prof avec les ados qu'il a dans sa classe de première. Donc, cela donne un truc assez chamarrés et assez émotionnellement "up and down". C'est des montagnes russes.

"Comme la vie. Et puis, si ça s'appelle l'école de la vie, c'est aussi parce que chacun s'aide et se construit en fonction de l'expérience de l'autre et de ce que l'autre peut apporter. En effet, le prof va sortir de sa situation grâce aux élèves. Mais les élèves vont être aussi soutenus par ce prof. Pareil pour les parents."

Nagui évoque alors avec beaucoup d'émotion ses parents, profs tous les deux

"Je suis doublement fils de prof. Maman et papa étaient professeurs. J'ai vécu ces situations là, c'est à dire qu'au lendemain du décès de mon papa, maman m'a dit 'Il faut que j'aille à l'école. Les élèves m'attendent. Il faut que j'y aille.' C'est à dire que quel que soit le drame qui touche. un prof, le prof continue de respecter sa mission et d'accompagner les enfants et de les écouter. Il y avait des soirs où je rentrais de cours et il y avait des élèves à la maison." 

Vous avez vu les élèves de vos parents entrer dans la famille, d'une certaine manière ? 

"Pas vraiment. Mais en tout cas, ceux qui avaient des problèmes avaient toujours la possibilité de venir lui parler et elle était à leur écoute."

Là, vous avez fait monter dans les épisodes de cette série, tout un tas de problèmes qui sont évidemment le miroir de la société d'aujourd'hui. 

"Il fallait densifier. D'abord, il faut en faire une fiction, donc il faut que toutes les deux minutes, il se passe quelque chose. Il fallait aussi être le reflet le plus proche de ce qui se passe aujourd'hui dans notre époque. Mais en même temps, c'est intemporel les problèmes de harcèlement, de violence, de maltraitance, de racisme ou de grossophobie, d'homophobie, de tensions entre profs. Tout joue à tous les niveaux. Et c'est toutes ces couches là qu'on a voulu montrer, c'est à dire parents, profs, enfants. L'école de la vie, ne se veut pas manichéenne en disant on va donner des solutions, voilà ce qu'il faut faire. Non, on souligne d'un trait ce qui se passe et on se fait du bien. Et ça reste en suspend. A chacun de continuer de raconter l'histoire. Ce n'est pas 'Je claque du doigt. Je suis Joséphine et tout devient magique. Et tout devient formidable'. Non. Les histoires, d'ailleurs, ne se finissent par, mais simplement la voix est montrée pour aller mieux."

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Sonia Devillers
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Sonia Devillers
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