Mohammed ben Salmane, prince d'Arabie saoudite, le 26 janvier 2021, lors d'une conférence en ligne. ©AFP - Fayez Nureldine
Mohammed ben Salmane, prince d'Arabie saoudite, le 26 janvier 2021, lors d'une conférence en ligne. ©AFP - Fayez Nureldine
Mohammed ben Salmane, prince d'Arabie saoudite, le 26 janvier 2021, lors d'une conférence en ligne. ©AFP - Fayez Nureldine
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Résumé

Affaire Khashoggi, guerre au Yémen, conditions des femmes, chasse aux opposants... L'Arabie saoudite serait devenu un pays "invendable", selon Pierre Conesa. Cet ancien fonctionnaire au ministère de la défense, qui publie "Le lobby saoudien en France" (Denoël), est l'invité de Secrets d'info.

avec :

Pierre Conesa (ancien haut fonctionnaire au ministère de la Défense.).

En savoir plus

"Comment vendre un pays invendable" ? C'est le sous-titre du livre Le lobby saoudien en France, dirigé par Pierre Conesa (avec Haoues Seniguer, Sofia Karampali et Régis Soubrouillard) et paru aux éditions Denoël.

Pour Pierre Conesa, l'Arabie saoudite est "invendable" parce qu'il "coche toutes les cases des violations des droits de l'homme, qu'il s'agisse de l'intolérance et des condamnations à mort. L'Arabie saoudite décapite 15 fois plus que la Chine, pourtant on préfère cibler la Chine."

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Lisser l'image de l'Arabie saoudite

L'Arabie tente donc de lisser son image, et d'abord à l'intérieur de ses frontières : depuis 2017, le nombre de blogueurs et de journalistes emprisonnés a triplé. Sur les réseaux sociaux, les menaces à l'attention d'utilisateurs qui postent des messages désapprouvés par le pouvoir augmentent. 

La stratégie de l'Arabie saoudite se joue aussi à l'extérieur de des frontières. Selon Pierre Conesa, certaines ambassades du royaume disposeraient de budget de 8 000 à 10 000 dollars par mois pour rémunérer des journalistes, universitaires ou chercheurs qui écriraient un article positif sur le pays. 

Le régime s’appuie aussi sur cinq des plus grandes agences de communication du monde pour assurer son lobbying. Publicis, notamment à travers deux de ses filiales (Qorvis aux Etats-Unis et MSL à Bruxelles), contribuerait aussi à améliorer l’image du pays.

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Jacques Monin
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