Echanger de l’eau douce contre du pétrole : Lubie ou projet sérieux ?

Vue aérienne de la centrale hydroélectrique de Saint-Chamas en 2006, ci contre le canal de la Durance.
Vue aérienne de la centrale hydroélectrique de Saint-Chamas en 2006, ci contre le canal de la Durance. ©Maxppp - PHOTOPQR LA PROVENCE Serge GUEROULT
Vue aérienne de la centrale hydroélectrique de Saint-Chamas en 2006, ci contre le canal de la Durance. ©Maxppp - PHOTOPQR LA PROVENCE Serge GUEROULT
Vue aérienne de la centrale hydroélectrique de Saint-Chamas en 2006, ci contre le canal de la Durance. ©Maxppp - PHOTOPQR LA PROVENCE Serge GUEROULT
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Échanger de l’eau douce des Alpes contre des hydrocarbures du Moyen-Orient ou d’Afrique. Le projet, dévoilé par les journalistes Vanessa Ratignier et Emmanuel Lévy, a été présenté à l’Élysée en mars dernier.

En mars dernier à l’Élysée, une dizaine de personnes sont reçues par Alexis Zajdenweber pour discuter d’un projet qui peut paraître invraisemblable : exporter de l’eau douce issue de rivières françaises, contre des hydrocarbures du Moyen-Orient ou d’Afrique.

Cette idée, portée par le négociant pétrolier Xavier Houzel, a mûri dans l’esprit de Claude Rouy, un ancien directeur d‘hôpital qui s’est reconverti comme consultant. Elle part d’un postulat simple : dans les Alpes du Sud, l’eau de la Durance et du Verdon alimentent une centrale hydroélectrique dans la ville de Saint-Chamas avant de se jeter dans l’étang salé de Berre. Problème, explique la journaliste Vanessa Ratignier qui a enquêté pour le journal Marianne : cette eau douce bouleverse totalement l’écosystème de l’étang. Les écologistes ont bataillé pendant plusieurs décennies pour que la centrale déverse moins d’eau dans le bassin.

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Les promoteurs du projet proposent donc que ce surplus d’eau douce soit exporté et échangé contre du pétrole ou du gaz. "On parle de 19 tankers de 200 000m3 par jour qui partiraient de Fos-sur-Mer, et de 48 tankers de 80 000 m3 qui partiraient, eux, de Martigues, précise Vanessa Ratignier. On est sur des quantités d'eau absolument phénoménales.” Ce projet est éminemment sensible au vu de la crise climatique et des besoins en eau des agriculteurs. Mais s’il a l’oreille de conseillers du président, il n'est pas certain, loin de là, qu’il voit le jour. “En tout cas, il est sur la table”, prévient la journaliste.

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L'invitée :

  • Vanessa Ratignier, journaliste au journal Marianne.

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