Elon Musk, milliardaire visionnaire aux projets assez inquiétants. ©AFP - Patrick Pleul Pool
Elon Musk, milliardaire visionnaire aux projets assez inquiétants. ©AFP - Patrick Pleul Pool
Elon Musk, milliardaire visionnaire aux projets assez inquiétants. ©AFP - Patrick Pleul Pool
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Résumé

Elon Musk a conquis l’espace médiatique et technologique, avec le développement des voitures Tesla et des fusées SpaceX. Le journaliste Olivier Lascar, auteur d’une enquête sur le milliardaire visionnaire, revient sur deux projets moins connus mais assez inquiétants.

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Qui n’a pas encore entendu parler d’Elon Musk ? Ce milliardaire d’origine sud-africaine est connu pour ses multiples projets technologiques qui bousculent le monde de la science. Il évoque l’idée de coloniser Mars au travers de sa société d’aérospatial SpaceX. Il a développé les voitures électriques Tesla. Et plus récemment il a annoncé vouloir racheter Twitter. Dans son livre Enquête sur Elon Musk, l’homme qui défie la science (Éditions Leduc, Alisio), le journaliste Olivier Lascar tente de décrypter l’impact que pourraient avoir ces grands projets pour la planète et l’avenir de notre société, en se penchant aussi sur deux autres projets moins médiatisés.

Starlink : l’aérospatial jetable

Depuis 1957 et la mise en orbite du premier satellite Sputnik, le paysage spatial a bien changé. On estime aujourd’hui à 4 000 le nombre de satellites fonctionnels en orbite autour de la Terre. Une paille à côté de ce que souhaite faire Elon Musk. Il promeut un projet de méga constellation de satellites, pour rendre le wifi accessible à l’entièreté du globe. “Mais pour que cela fonctionne, explique Olivier Lascar, il faut qu’il y ait suffisamment de satellites en orbite autour de la Terre. Musk a fait des demandes pour en lancer jusqu'à 40 000.” Car ces satellites seront périssables et jetables en quelque sorte. “Ils sont faits pour durer peut-être trois ans. Et à l'issue de ces trois ans, on sait qu'ils vont disparaître par descente progressive dans l'atmosphère." Outre une prolifération de satellites, une telle constellation provoquera une pollution visuelle qui risque d’handicaper les astrophysiciens.

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Neuralink ou la télépathie entre l’homme et la machine

Elon Musk considère que l’intelligence artificielle présente un danger car elle risque, selon lui, de dominer l’espèce humaine. Il propose donc que l’homme contrôle l’ordinateur grâce à un implant branché directement dans le cerveau. “C’est ce qu’Elon Musk appelle de la possible télépathie entre l’humain et la machine, poursuit Olivier Lascar. Cela peut avoir des perspectives absolument extraordinaires. Imaginons des personnes qui n'ont plus l'usage de leurs membres, qui sont sur des fauteuils roulants, qui pourraient actionner des exosquelettes”, ou corriger les effets de la maladie de Parkinson. Ce type de recherches existe déjà, mais ce que Musk vise surtout, c’est la miniaturisation de son implant qui lui ouvrirait un marché immense. Son projet baptisé Neuralink a vu le jour en 2016. Il a déjà été testé sur des cochons et des singes, dans des conditions contestées, plusieurs primates ayant dû être euthanasiés. À terme, Elon Musk développe une vision transhumaniste. Ce qu’il envisage avec Neuralink, “c’est de télécharger son cerveau, ses pensées, sa mémoire sur un disque dur, explique Olivier Lascar*. Et de se doter d’une perception comme celle de Terminator ou Robocop.”* Une vision qui, pour le coup, relève toujours de la science-fiction.

L'invité :

  • Olivier Lascar, ingénieur de formation, ancien journaliste de Sciences et Vie Junior, rédacteur en chef du pôle digital de Sciences et Avenir - La Recherche
Olivier Lascar, auteur de Enquête sur Elon Musk, l'homme qui défie la science.
Olivier Lascar, auteur de Enquête sur Elon Musk, l'homme qui défie la science.
© Radio France - Melissa Foust
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Jacques Monin
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