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Mercedes Erra ©AFP - Loic Venance
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Résumé

Mercedes Erra, patronne de l'agence BETC et présidente exécutive du groupe Havas Worldwide, est l'invitée d'Ali Baddou à 7h50.

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Mercedes Erra (fondatrice de BETC et présidente exécutive de Havas Worldwide, engagée dans le Women's Forum for the Economy and Society, dont elle est l'un des membres fondateurs, ainsi que dans la Fondation ELLE.).

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Avant d'évoquer les questions de féminisme, Mercedes Erra, co-fondatrice de l'agence de pub BETC, a fait un point sur les conséquences de la crise du coronavirus pour le secteur de la publicité : "Le budget communication, c'est la première chose qu'on arrête", rappelle-t-elle. "Pour les métiers de l'événement, c'est dramatique. Les annonceurs sont inquiets (...). Il faut aider les boîtes d'événements, là, sinon elles vont mourir toutes seules."

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Répondant à l'intitulé de la journée "Toutes féministes", Mercedes Erra préfère parler de "Tous féministes" : "Il faut s'y mettre tous, la situation est grave et l'on est très hypocrites par rapport à cette situation", dit-elle, citant une étude qui établit que "30% des hommes dans le monde pensent que c'est bien de battre leur femme : on est sur une problématique de droits humains."

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Le monde serait tellement formidable s'il était vraiment égal, mixte

"Ce n'est pas un sujet pour un petit ministère, dit-elle, c'est un sujet pour tout le monde." Elle appelle aussi France Inter à faire "un point tous les vendredis" sur l'avancée de cette question. 

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Si elle se dit favorable au "name and shame" des entreprises qui sont mauvaises élèves dans la lutte contre le sexisme, elle souligne que selon elle "ce n'est pas une question d'entreprises, de public, de privé, c'est pareil partout - regardez dans le cinéma, dans la culture. Il y a une prise de conscience, mais il faut beaucoup bosser", dit-elle, citant par exemple le secteur de l'éducation. "Il ne faut pas s'énerver, il faut travailler", ajoute Mercedes Erra.

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Interrogée sur la place de la pub comme relais des clichés et stéréotypes sexistes, elle affirme qu'on "ne peut pas dire n'importe quoi sans avoir les chiffres : nous avons un rôle, il y a de la régulation. Mais bien sûr, comme partout, il y a des bêtises, il y en a sans arrêt" ; des bêtises qui viennent de marques qui, selon elles, "ne travaillent pas avec des publicitaires mais avec de grands créateurs masculins, qui pensent que c'est comme ça qu'on fait de l'art". 

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Elle affirme enfin : "Il y a deux freins : celui de l'éducation des femmes, qui est genrée, et (...) le fait qu'elles ont trois heures de boulot de plus par jour, et c'est pour ça qu'il faut partager. Une des choses que l'on peut faire avancer vite, c'est le congé paternité, ça va être une vraie modification de la relation des hommes aux enfants, pour passer de l'abstraction à quelque chose de plus concret. Si on partage, on ira mieux."

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