"Des gens qui se décrètent naturopathes" : Sonia Backes alerte sur les dérives sectaires "2.0" dans la santé

Sonia Backes, secrétaire d'État en charge de la Citoyenneté, dans les studios de France Inter le 3 novembre 2022.
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Sonia Backes, secrétaire d'État en charge de la Citoyenneté, dans les studios de France Inter le 3 novembre 2022. ©Radio France - France Inter
Sonia Backes, secrétaire d'État en charge de la Citoyenneté, dans les studios de France Inter le 3 novembre 2022. ©Radio France - France Inter
Sonia Backes, secrétaire d'État en charge de la Citoyenneté, dans les studios de France Inter le 3 novembre 2022. ©Radio France - France Inter
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Suite à la publication du rapport annuel de la Miviludes, la secrétaire d'État en charge de la Citoyenneté Sonia Backes est l'invitée du 6h20. Elle s'inquiète du nombre de signalements constants et des "gourous 2.0" qui apparaissent sur les réseaux sociaux.

Sonia Backes, secrétaire d'État en charge de la Citoyenneté, réagi au micro de France Inter au rapport annuel de la Miviludes sur les dérives sectaires. Avec des signalements en augmentation et des "gourous 2.0" qui inquiètent la Mission interministérielle de vigilance et de lutte contre les dérives sectaires.

Les signalements, "la partie émergée de l'iceberg"

"On a une augmentation des signalements, mais ils ne sont que la partie émergée de l'iceberg. On ne sait pas combien de gens ça concerne", explique avant tout la secrétaire d'Etat, qui précise que "beaucoup de choses passent sous le radar". Concrètement, "on ne sait pas combien de gens ça concerne. Il avait été estimé, il y a quelques années, à 500.000 le nombre de personnes touchées, mais on n'a pas de réestimation". Selon elle, c'est bien autour de ce chiffre là, "voir plus aujourd'hui".

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Des dérives sectaires qui sont, selon le rapport de la Miviludes, en augmentation dans le secteur de la santé et du bien-être. "On parle de gens qui se décrètent naturopathes et qui vendent des soins alternatifs aux soins traditionnels. Crudivorisme, respirianisme, etc. Des choses très graves ", précise la secrétaire d'Etat. "On peut croire ce qu'on veut, la difficulté devient quand il y a emprise mentale et mise en danger."

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La Miviludes parle également d'un "phénomène 2.0 à l'état gazeux". "Là, on a avec les réseaux réseaux sociaux des gourous qui apparaissent sur un sujet puis disparaissent, et réapparaissent sous une autre forme sur un autre sujet", précise Sonia Backes. Une situation qui rend plus difficile la mission de la Miviludes.

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