La sobriété énergétique est un enjeu majeur, particulièrement en 2022
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La sobriété énergétique est un enjeu majeur, particulièrement en 2022 ©AFP - Mathieu Thomasset / Hans Lucas
La sobriété énergétique est un enjeu majeur, particulièrement en 2022 ©AFP - Mathieu Thomasset / Hans Lucas
La sobriété énergétique est un enjeu majeur, particulièrement en 2022 ©AFP - Mathieu Thomasset / Hans Lucas
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Le plan sobriété du gouvernement : Anne Bringault Coordinatrice des Programmes de Réseau Action Climat - France est l'invitée de 6h20.

Réseau Action Climat avait anticipé le plan sobriété du gouvernement, en publiant huit conditions indispensables pour qu'il soit "efficace et juste". "Sur la partie 'juste', la première question qu'on peut se poser c'est : est-ce qu'il est normal de parler de sobriété en France alors que 12 millions de Français souffrent de précarité énergétique, dont une partie qui se prive de chauffage ?", se demande Anne Bringault. "On peut le faire car cette sobriété ne s'adresse pas aux ménages en précarité énergétique, au contraire ! Ces ménages-là, on devrait les aider bien davantage pour qu'ils puissent se chauffer, se déplacer, se nourrir. Pour l'instant, on a bien le volet sobriété, pas le volet d'accompagnement massif des ménages en situation de précarité. C'est dommage."

"On a une difficulté très spécifique en France avec l'électricité"

Quant à la partie efficacité, pour Anne Bringault, "le plan se concentre pour l'instant sur la partie énergétique". "C'est vrai qu'il y a la guerre en Ukraine, les difficultés sur le gaz (même si en France, on ne dépendait qu'à 17 % du gaz russe). On a une difficulté très spécifique en France avec l'électricité, puisque la moitié du parc nucléaire est à l'arrêt pour des questions de maintenance, de corrosion... On a du retard sur les énergies renouvelables, et sur les économies d'énergie. Donc on se concentre là-dessus, en oubliant les aspects plus globaux."

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Les mesures prises dans le plan sont pour la plupart de bonnes décisions, selon Réseau Action Climat. "Se chauffer à 19°C, par exemple, c'est très efficace : si on baisse d'un degré, on économise 7% sur sa facture. Réduire la vitesse sur autoroute à 110 km/h, c'est 20 % d'économies de carburant. Ce sont les bons leviers, mais on en reste à des mesures incitatives."