Maurine Mercier lors de la remise du prix Bayeux en octobre dernier.
Maurine Mercier lors de la remise du prix Bayeux en octobre dernier. ©AFP - Lou BENOIST
Maurine Mercier lors de la remise du prix Bayeux en octobre dernier. ©AFP - Lou BENOIST
Maurine Mercier lors de la remise du prix Bayeux en octobre dernier. ©AFP - Lou BENOIST
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Maurine Mercier journaliste, correspondante en Ukraine pour RTS et Radio France, est l'invitée de 6h20 de France Inter ce jeudi pour faire un point sur la situation dans le pays, après neuf mois de guerre.

La guerre en Ukraine dure depuis neuf mois et la capitale Kiev a encore été frappée mercredi par un déluge de missiles. Depuis Mykolaïv, dans le sud de l'Ukraine, la journaliste Maurine Mercier est l'invitée du 6h20 de France Inter ce jeudi. La correspondante de la RTS et de Radio France explique que la Russie cherche à "saturer le système de défense anti-aérien en envoyant des dizaines de missiles et certains atteignent leur cible". Les infrastructures sont visées : "Ils cherchent à priver les Ukrainiens d'eau, d'électricité, de connexions et à paralyser les gens avant l'hiver et ils y arrivent."

Les Ukrainiens "sont courageux, résilients et arrivent à rigoler du pire mais à l'heure actuelle, lorsque je fais une interview, trois fois sur quatre elle se termine en larmes", raconte celle qui a reçu le mois dernier le prix Bayeux des correspondants de guerre pour un reportage sur les exactions et viols commis par les Russes à Boutcha. "Les gens sont éprouvés, usés. Neuf mois, c'est très long" mais "il y a cette contre-offensive qui leur donne de l'espoir".

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"Quand il y a des bombardements et que les lignes de communication sont coupées, vous n'arrivez pas à joindre vos familles, vos proches, pour savoir s'ils ont été touchés ou non et ça génère des angoisses terribles", poursuit Maurine Mercier. "Ils disent qu'on peut tenir le coup sans électricité ni chauffage mais pas si on perd des proches."

Tout le pays est concerné, toute l'Ukraine étant "à portée de tir", souligne-t-elle. "Ils me le disent tout le temps : 'On sait que du jour au lendemain, nous aussi on peut mourir, où qu'on soit dans le pays'."