Arthur Dénouveaux, président de l'association Life for Paris
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Arthur Dénouveaux, président de l'association Life for Paris
Arthur Dénouveaux, président de l'association Life for Paris
Arthur Dénouveaux, président de l'association Life for Paris
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Alors que le procès des attentats du 13-Novembre reprend ce lundi après une semaine de suspension, Arthur Dénouveaux, rescapé du Bataclan et président de l'association de victimes Life for Paris est l'invité de 6h20.

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"J'ai à nouveau envie d'y aller", confie Arthur Dénouveaux, alors que le procès des attentats du 13-Novembre reprend ce lundi après une semaine de suspension. "Il y a eu une longue période de ventre mou : il y a eu le Covid, qui a haché le rythme de l'audience, il y a eu des enquêteurs belges qui sont venus défendre une enquête difficile à défendre. Puis les accusés ont repris la parole, et il s'est passé plein de choses intéressantes." Parmi les temps forts de ces dernières semaines notamment , les larmes de Salah Abdelsam, qui a présenté ses excuses aux victimes et en a dit davantage sur le déroulé de la soirée du 13 novembre 2015.

Cette semaine, des parties civiles qui n'avaient pas été entendues à l'automne défileront à la barre, devant la cour d'assises spécialement composée. Une démarche salutaire, selon Arthur Dénouveaux. "Quand on témoigne, juste après on peut se sentir très vide, il y a une phase de décompression. Mais pas une seule personne ne m'a dit regretter l'avoir fait."

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Le verdict est attendu à la fin du mois de juin. Pour le président de l'association Life for Paris, il marquera, aux yeux des victimes "un retour dans la société", avec la possibilité de "se dire que la justice a été capable de juger avec une loi normale, pas avec un tribunal d'exception."

Un peu comme un miroir de l'attentat, on a été happés par ce procès, cela va être important d'en sortir.

Interrogé sur les excuses présenté par Salah Abdeslam aux victimes des attentats, Arthur Dénouveaux répond : "Je ne vois pas quel pardon je peux lui apporter. Le pardon qu'il a à s'accorder, c'est avant tout à lui-même".