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Des chars de l'opération Barkhane, au Mali ©AFP - FLORENT VERGNES
Des chars de l'opération Barkhane, au Mali ©AFP - FLORENT VERGNES
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Résumé

La fin de l'opération Barkhane est-elle proche ? Le Général Jérôme Pellistrandi, rédacteur en chef de la Revue Défense Nationale (RDN), est l'invité de 6h20.

avec :

Jérôme Pellistrandi (Rédacteur en chef de Revue Défense Nationale (RDN)).

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Ce sera l'un des temps forts de la semaine : le sommet entre l'Union Européenne et l'Union africaine, jeudi à Bruxelles. Alors que les dirigeants maliens font tout pour pousser l'armée française hors du pays, la France va-t-elle rester au Mali ? "Les relations se sont dégradées entre le Mali et la France, mais aussi avec tous ses partenaires, africains comme européens", note le général Jérôme Pellistrandi, rédacteur en chef de la Revue Défense Nationale. "Il y a une forme de nationalisme exacerbé, des intérêts divergents, et une junte qui cherche d'abord à se protéger elle-même plutôt qu'à s'inscrire dans un projet de développement", analyse-t-il, jugeant une réconciliation "difficile".

"Les Danois, à peine arrivés, ont dû plier bagage. L'une des conséquences, c'est que le Danemark, qui apportait aussi de l'aide humanitaire, a arrêté cette aide", explique-t-il. Le Mali pourrait perdre à la fois l'opération Barkhane de la France, mais aussi celle de l'Union européenne, ainsi que la Minusma, l'aide des nations unies, dont la sécurité est assurée par Barkhane.

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"Il n'y a pas eu de reconstruction digne de ce nom"

Aujourd'hui, les forces terroristes djihadistes se dirigent vers le sud, tentent d'aller vers d'autres zones. "Poursuivre la lutte est l'un des enjeux du sommet de cette semaine", selon le général Jérôme Pellistrandi, mais "en partenariat avec les pays africains qui en sont demandeurs". Mali, Guinée et Burkina Faso, les pays directement concernés, ne seront pas là, mais Côte d'Ivoire, Sénégal ou Tchad seront présents, et "leurs chefs d'État savent qu'ils ont besoin de cet appui européen pour d'une part lutter contre le terrorisme, garantir la sécurité de leur population, et avoir un projet national".

Ainsi, les soldats français pourraient être amenés à s'implanter au Sénégal, au Bénin, au Tchad... "L'idée est de poursuivre avec des moyens plus légers, et surtout de travailler avec nos partenaires africains", dit-il. Les installations en dur dans ces pays seraient alors rendues aux forces maliennes, là où les forces matérielles, elles, seraient en partie transférées.