Philippe Baptiste, président du CNES, le 18 septembre 2022
vidéo
Philippe Baptiste, président du CNES, le 18 septembre 2022 ©AFP - Xose Bouzas / Hans Lucas
Philippe Baptiste, président du CNES, le 18 septembre 2022 ©AFP - Xose Bouzas / Hans Lucas
Philippe Baptiste, président du CNES, le 18 septembre 2022 ©AFP - Xose Bouzas / Hans Lucas
Publicité

Espace : La France annonce un investissement à 9 milliards d'euros : Philippe Baptiste président directeur général du Centre national d'études spatiales (CNES) est l'invité de 6h20.

Avec

Cette somme doit aller à "l'ensemble du spatial en France", pas uniquement au CNES, et pour Philippe Baptiste "c'est une ambition très forte qui est portée par la Première ministre". "Ça correspond grosso modo, sur un périmètre identique, à une augmentation de 25 % de l'effort national sur le spatial."

"Le spatial, c'est non seulement un enjeu technologique et scientifique, mais aussi un enjeu pour tout le monde, pour tous les citoyens", explique le PDG du CNES. "C'est pas du tout symbolique. Imaginons que l'Europe ne produise plus que des satellites : si vous n'avez pas un lanceur qui garantit l'accès à l'espace, ça veut dire que vous allez dépendre d'autres pays qui vont vouloir ou non lancer vos satellites. Pour être une grande puissance spatiale, il faut un accès à l'espace."

Publicité

"Aller sur la Lune pour y rester"

Sur la mission Artémis, reprise d'un programme lunaire, Philippe Baptiste rappelle qu'il ne s'agit pas "que de retourner sur la Lune" : "C'est pas refaire ce qu'on a déjà fait, Artémis et tous les projets lunaires aujourd'hui, c'est aller sur la Lune pour y rester. Pourquoi ? Il y a plein de bonnes raisons : la première, c'est que pour faire de l'exploration, il faudra utiliser la Lune comme point de relais. Si demain on veut aller sur Mars, on utilisera la Lune comme point de départ. Il faut donc apprendre à produire du carburant, de l'oxygène, à mobiliser les ressources sur place. Et puis la Lune, c'est aussi le moyen de faire de la recherche dans un environnement très différent de la Terre."