Rebecca Amsellem, fondatrice des Glorieuses
Rebecca Amsellem, fondatrice des Glorieuses  ©Radio France
Rebecca Amsellem, fondatrice des Glorieuses ©Radio France
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L'inégalité salariale femmes-hommes se creuse encore en 2021, Rebbeca Amsellem fondatrice du collectif féministe les Glorieuses est l'invitée de 6h20

Avec
  • Rebecca Amsellem Docteure en économie, fondatrice de la newsletter féministe "Les Glorieuses"

À 9 heures 22 précises, les femmes en France commenceront à travailler gratuitement du fait des inégalités salariales entre les femmes et les hommes. Rebecca Amsellem, économiste, cheffe d'entreprise et créatrice de la newsletter "Les Glorieuses" sur le sujet, a fait de ces inégalités un combat. "L'écart se creuse. Quand on regarde les chiffres d'Eurostat, l'organisme de statistiques européen, on voit qu'effectivement, depuis le moment où on a commencé le mouvement qui était en 2016, où l'écart de rémunération était de 15,2 pourcent, aujourd'hui, celui ci est de 16,5 pourcent, donc on se rend compte que, effectivement, cet écart se creuse malgré ce qui est mis en place jusqu'à présent."

"__Si on continue à ce train là, l'égalité, on l'aura à partir de 2234 au moins. C'est un chiffre qui est mis en avant par Davos, tous les ans. Et malheureusement, c'est une année qui se décale d'année en année également."

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Tous les secteurs d'activité concernés

Qui sont les femmes les plus touchées ? Ce phénomène touche toutes les femmes dans tous les secteurs d'activité. "Les écarts de rémunération sont les plus forts dans les postes les mieux payés. C'est un constat, mais on voit que peu importe ce secteur, les femmes sont touchées. Quand on parle d'inégalités salariales, on peut parler de plusieurs éléments. Le premier, c'est que effectivement, à poste égal, à expérience égale, les femmes sont moins bien payées que les hommes. C'est un écart de salaire qui est d'environ 10%. Peu importe le métier. Mais c'est un écart qui se creuse à partir du moment où la rémunération est la plus forte.

Les secteurs les plus féminisés dans notre société sont moins bien rémunérés que les secteurs où il y a davantage d'hommes qui ont des emplois. Par exemple, les secteurs du soin. "

En faire un sujet de débat de la présidentielle

Rebecca Amsellem a lancé un nouveau hashtag #3novembre9h22. Elle interpelle également directement les candidats parce que cette problématique doit rentrer dans le débat de la présidentielle de 2022. "En 2022, on ne peut pas faire une campagne présidentielle sans s'intéresser aux droits des femmes et aujourd'hui une des inégalités criantes entre les femmes et les hommes en France, c'est les inégalités économiques. Donc, je pense qu'il est important d'adresser cette question là, d'autant plus que c'est une question qu'on peut résoudre facilement. Les propositions qu'on fait, on ne les a pas sorties d'un chapeau ou on les a pas inventées. Elles ont fait leurs preuves dans les autres pays."